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Les Reclus de Monflanquin veulent récupérer la demeure familiale

Les Reclus de Monflanquin veulent récupérer la demeure familiale

Publié le : 12/06/2018 12 juin Juin 2018
Les Védrines, cette famille sous hypnose mentale d’un gourou entre 2001 et 2009, attendent la décision judiciaire concernant leur souhait de récupérer la demeure familiale. Rendez-vous le 24 octobre.

Une dernière fois, ils ont monté les marches du palais de justice d’Agen. Philippe l’aîné, Charles-Henri et Christine de Védrines, trois des reclus de Monflanquin qui veulent récupérer le bien immobilier qu’ils ont eux-mêmes vendu. L’auteur de l’escroquerie, Thierry Tilly, a été condamné entre autres pour abus de faiblesse.

Il manque Ghislaine de Védrines et Jean Marchand. Dix ans après avoir cédé une première fois le château Martel à un premier acquéreur, les De Védrines veulent récupérer la demeure. Elle est dans la famille depuis le début du XVIIIe siècle.

«Affectif»

«C’est affectif. Les considérations vénales ne me concernent pas.» Pour Philippe de Védrines, 80 ans, qui vit à moins de dix kilomètres dans une autre maison familiale, cette ultime procédure judiciaire est symbolique. Les débats sont plus techniques dans la salle d’audience de la chambre civile de la cour d’appel : la nullité de l’acte de vente frappant le premier acquéreur jugée en septembre 2015 est-elle applicable au second ?

Le 24 octobre, la cour d’appel doit rendre sa décision en séparant le vrai de l’à peu près dans les nœuds tressés par la brochette d’avocats pour les De Védrines, pour l’actuelle propriétaire, et le premier acquéreur. Le parquet général requiert la confirmation de la décision de première instance et, donc, pas d’annulation de la seconde vente. La décision des magistrats peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation.

La propriétaire actuelle

Me Basile Méry-Larroche l’avocat de la propriétaire actuelle estime qu’elle n’était pas informée de la réclusion de la famille dans ce huis clos terrible, vu qu’elle n’habitait pas dans la région et que Tilly, l’auteur de cette escroquerie à 4,5 millions d’€ n’a été interpellé qu’à l’automne 2009, après la signature du second acte de vente.

Le château a été acheté 540 000 €. C’est très en deçà d’un prix de vente décent. «Il n’existe aucun élément de preuve», insiste l’avocat «pour étayer cette demande qui est établie sur la base d’allégations». Il fait jouer la «théorie de l’apparence, qui stipule que l’acquéreur de bonne foi ne peut pas se voir opposer la nullité d’un acte de vente précédent». Pour lui, ce que présente les De Védrines — des articles de presse — n’a aucune validité juridique. Aujourd’hui, la propriétaire «ne peut pas investir dans ce lieu tant qu’elle ne sait pas».

Le premier propriétaire

Un autre avocat, Patrick Lamarque, connaît le dossier depuis huit ans. Il défend les intérêts du premier propriétaire, celui qui avait signé avec la famille De Védrines, en janvier 2008, une convention. Il s’engageait à leur revendre le bien en 2013, un loyer devait être versé chaque année. Ce n’était pas le cas. Il est convaincu que la famille De Védrines était organisée pour ne pas justement céder le château.

Et de citer un procès-verbal d’une «assemblée générale familiale où le nom d’une autre famille est cité. Les De Védrines ne voulaient pas lâcher le bien. Vu le système juridique complexe, avec du droit anglo-saxon en prime, je n’arrive pas à croire en cette notion d’insanité d’esprit. Tous ces actes ont été signés pour que la famille garde cette maison».

Et cet avocat agenais de rappeler que le gérant de la société civile immobilière qui a fait l’acquisition des 600 m2 habitable et des deux hectares de terres «a bien été interrogé par les enquêteurs mais rien n’a été retenu contre lui».

Les anciens propriétaires

Considérant que la première vente a été annulée, les De Védrines attendent de la cour d’appel qu’elle déchire le second acte de vente et leur permette de revenir à Martel, sans parler des dommages et intérêts à six zéros après la virgule. «Quand les Juifs ont quitté la France, de bons Français se sont servis. C’est le même cas ici», plaide Me Picotin.

Aucun des acteurs de ce film ne trouve grâce à ses yeux. «L’agent immobilier s’est empressé de vendre les fermes (d’autres biens de la famille, NDLR) à des proches. Le notaire fait honte au notariat.» Et l’actuelle propriétaire ? «Il est impossible de penser qu’elle n’était pas au courant alors qu’elle habitait depuis un an à Saint-Beauzeil. Une demi-heure et trente kilomètres séparaient et séparent toujours cette bourgade de Tarn-et-Garonne de Monflanquin, et de ces reclus entre 2001 et 2009. Source: La dépêche du midi: 12 juin 2018

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