Par le Collectif SFRAEM (Société Française de Recherche et d’Analyse de l’Emprise Mentale)

Cette seconde semaine a débuté avec cette confrontation entre Thierry Tilly et Jacques Gonzales, qui ne s’étaient pas vus depuis deux ans.

Thierry Tilly a quêté avec insistance lors de son arrivée, et ce à trois reprises le regard de celui qu’il se plaisait à appeler son patron, mais aucun échange ne lui permettra de s’étayer et rien ne viendra calmer son angoisse infantile, alors, un voile de tristesse viendra même le ternir. Jacques Gonzales ne joue plus au père, tour à tour à l’écoute, fouettard, ou donneur d’instruction, NON, Jacques Gonzales lâche son fils spirituel et nie en bloc toute implication autre qu’humanitaire, ce à quoi Thierry Tilly adhère dans un premier temps, opinant régulièrement.

Il croit dans cette première partie biographique et valide les propos de son patron quand ce dernier s’exclame « Quand je fais confiance, je fais confiance ! ». Là où le bât commence à blesser douloureusement c’est quand la Présidente place Jacques Gonzales avec habileté face à une de ses nombreuses contradictions et qu’elle l’oppose aux affirmations antérieures de Thierry Tilly et qu’il lâche « Il peut penser ce qu’il veut, je sais ce que j’ai fait et ce que je n’ai pas fait ! ».

Là encore, malgré cette deuxième estocade, Thierry Tilly se maintient mais à l’énoncé des propos de son patron lors des écoutes téléphoniques avec son amie, quand il dit : « Soit il est malade, soit il est complètement fou » et qu’il le confirme à la barre, Thierry Tilly se redresse et son changement de stratégie intervient quand Jacques Gonzales dit de lui qu’ « il n’a pas pété un câble mais la pièce maîtresse ».

A cet instant, tout bascule pour Thierry Tilly qui va, afin de circonscrire son angoisse, englober Jacques Gonzales dans son vécu persécutif affirmant qu’il comprend là que ce dernier est le grand ordonnateur du complot franc maçonnique qui le vise depuis 1999 et qu’il vient d’en comprendre la teneur.

Cette volte-face vient marquer cette défense réactionnelle et labile contre l’angoisse et il va voir dans cet abandon, non pas la conséquence de ses dires et de son attitude mais bien justifier par ce nouvel angle, un nouveau vécu persécutif et la raison qu’il avait de se méfier de cette Grande Loge Nationale Française.

Sa voix haut perchée reprendra le dessus et viendra témoigner de cette défense psychique ré élucubrant et soliloquant afin de juguler cette bouffée d’angoisse massive.