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Zone interdite : Gourou Tang alias Robert le Dinh

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Dans les années 80, Robert Le Dinh, aussi connu sous le pseudonyme de « Tang » se fait un nom au sein de la vie associative d’Agen. Charismatique et prétendant disposer de dons de voyance, Tang est le fondateur d’un mouvement sectaire qui est rapidement mêlé à des affaires d’agressions sexuelles.

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Affaire Le Dinh : Une partie civile demande un troisième procès

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Le verdict prononcé vendredi par la cour d’assises de Haute-Garonne, condamnant Robert Le Dinh à 10 ans de réclusion criminelle, devait mettre un point final à cette affaire qui slalome depuis cinq ans, pour son volet judiciaire, entre dérives sectaires et affaire de mœurs.

Interrogé ce lundi de Pâques par Jacques Pradel pour « L’Heure du crime (RTL) », l’un des avocats des parties civiles, Daniel Picotin, attend de la Chancellerie qu’elle dépose un pourvoi en cassation pour qu’ait lieu un nouveau procès. Qualifié de « prédateur » et dénoncé par ses victimes comme ayant abusé d’elles par force, Robert Le Dinh n’est condamné que pour des agressions sexuelles aggravées commises contre des mineures. L’abus de faiblesse, les viols n’apparaissent plus dans cette seconde condamnation.

« C’est un gourou total. Comme l’a démontré un expert lors du procès de Toulouse, on est bel et bien dans la manipulation mentale » expliquait hier Me Picotin, qui estime que c’est à l’Etat de saisir la Cour de cassation. Et de regretter « le manque d’une politique judiciaire ferme vis-à-vis des dérives sectaires (lire ci-contre). »

Les délais d’appel sont courts. Il reste jusqu’à demain soir à la justice ou à son ministère de tutelle pour dire oui à la demande d’une des parties civiles.

« Pas une secte ! »

Pour Me Martial, qui défendait l’accusé, la messe est dite. Au micro de RTL, l’avocat agenais estime « qu’il n’y a plus de gourou, plus de secte, plus d’emprise

[…] Toute cette affaire est un complot, basé sur la jalousie et la méchanceté d’un homme et d’une femme ((des parties civiles) qui avaient des comptes à régler avec Le Dinh. » Robert le Dinh est lui condamné pour la deuxième fois par une juridiction. Avec l’un de ses bras droits et sa compagne, il avait déjà été épinglé en 1987 pour escroquerie et avait purgé une peine de trente mois d’emprisonnement. Cette condamnation, criminelle cette fois, par les jurés d’assises de Haute-Garonne, célèbre si l’on peut dire trente ans de présence dans le département de Le Dinh, né en 1959 à Villeneuve-sur-Lot. Il apparaît dans les colonnes de «La Dépêche du Midi» en 1982, au premier rang lors d’une réunion pour un énigmatique « mouvement libre de la paix » à Pont-du-Casse.

Repas place du Pin

Les associations se succéderont les unes aux autres : Travail dans l’organisation de l’amour du Christ (TOAC), l’ADLEIF, l’Enseignement Maître Philippe. Le Dinh, c’était aussi des repas pour les plus démunis place du Pin, pendant l’hiver. « Si j’avais été chef de secte, je serais à la tête de multinationales » avait-il répondu en 2005, alors qu’il vivait depuis quelques mois en Ariège.

Le Dinh, un « saint homme » ? Selon les membres de son comité de soutien toujours vivant, c’est oui. Pour ses victimes, il reste « un prédateur. » Pour la justice, qui avait requis douze ans lors de ce second procès, Le Dinh « a assujetti ses victimes par sujétion psychologique ». Placé en détention provisoire dès 2007, Robert Le Dinh pourrait avec le jeu des remises de peines ne passer que « quelques mois en prison » selon Me Martial, son avocat. St. B.


La miviludes, une loi, une cellule…

Georges Fenech était l’invité de Jacques Pradel sur RTL hier après-midi. L’actuel président de la Miviludes (Mission

interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a confirmé que les agissement de Robert le Dinh étaient bien sous surveillance de ses services depuis la création, au milieu des années 1990, d’associations (ADLEIF par exemple) dont certaines figurent sur les différents rapports de cet organisme ou de synthèses produites par l’Assemblée nationale.

Georges Fenech n’a pas démenti non plus qu’il existât des « signalements » concernant Robert le Dinh.

Le président de la Miviludes précisait aussi que la France est le seul pays qui dispose « d’un organisme de surveillance du phénomène sectaire, et d’un texte législatif contre la manipulation mentale », la loi dite About-Picard (2001).

Depuis les faits, la lutte contre les dérives sectaires dispose d’un nouvel outil, la CAIMADES, la cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires.

Source : La Dépêche du 10/04/12

L’heure du crime du 09/04/12 – Robert Le Dinh, le troisième messie

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France 3 : Fin du procès en appel de Robert le Dinh

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La justice et le procés en appel de Robert le Dinh . Il s’est terminé aujourd’hui par une nouvelle condamnation de celui qui fut le gourou d’une secte installée en Ariége . Il a été condamné a 10 ans de réclusion pour le viol de plusieurs de ses adeptes
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10 ans de prison pour Robert Le Dinh

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Il avait été condamné en 2010 à Foix à quinze ans de réclusion criminelle pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravé. Hier, en appel, la cour d’assises de la Haute-Garonne n’a retenu que les agressions sexuelles aggravées et prononcé une peine de dix ans de prison contre Robert Le Dinh. Après huit jours de procès, ce verdict donne à la défense le sentiment du « devoir accompli » et aux parties civiles « un goût amer ».

« Je suis innocent ». Les derniers mots de Robert Le Dinh, jugé en appel depuis le 28 mars pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravés, ont en partie été entendus.

Hier dans son verdict, la cour d’assises de la Haute-Garonne a écarté les viols et les abus de faiblesse aggravés et n’a retenu que les faits d’agressions sexuelles aggravées à la grande déception des parties civiles.

Alors que jeudi, le parquet général avait requis 12 ans de réclusion criminelle contre Robert Le Dinh, toutes regrettent que l’emprise mentale dont elles se disent victimes et qui a été reconnue par l’expert-psychiatre et en première instance à Foix, n’ait « pas été comprise».

Malgré sa « terrible déception » de ne pas avoir été reconnue comme victime, Isabelle Lorenzato s’est dite « soulagée » que les « enfants aient été protégés par la justice » et que Robert Le Dinh « ait pris dix ans », durant desquels « il ne fera plus de mal ».

Une décision « qui laisse sur sa faim »

Son avocat, Me Daniel Picotin, a souligné « la difficulté pour le monde juridique, pénal et pour le grand public de comprendre la manipulation mentale, une criminalité astucieuse, de second degré. Le Dinh n’a pas été pour autant été blanchi puisqu’il écope quand même dix ans de réclusion criminelle

[…] La réponse de la cour est non pour les adultes, oui pour les mineurs, ça laisse un petit peu sur sa faim », estime Me Picotin. Du côté des avocats de Robert Le Dinh, le sentiment dominant est celui du « devoir accompli ». « La secte est aujourd’hui abandonnée, elle n’existe pas. Il n’y a plus rien de l’idée de secte, tant sur la manipulation mentale pour obtenir des faveurs sexuelles que sur la même manipulation mentale pour obtenir de l’argent », a déclaré Me Martial pour qui cette affaire n’est « plus celle du gourou mais celle de l’illusion de la secte ». De son côté, la compagne Marie-Josée Maille, a jugé « logique et normale » la décision de la cour d’assises. « Mon mari est innocent » a-t-elle affirmé en écho à Robert Le Dinh.

Source : La Dépêche du 07/04/12

12 ans requis contre Robert Le Dinh

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Hier, douze ans de réclusion criminelle ont été requis contre le gourou présumé du Lot-et-Garonne et de l’Ariège, Robert le Dinh, accusé notamment de viols aggravés. Le verdict est attendu dans l’après-midi.

Rupture avec l’environnement, abus financiers, manipulation mentale et persuasion coercitive, agressions sexuelles voire tortures, embrigadement dès la naissance, démêlés judiciaires… « C’est la secte totale », assène Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, à l’origine des poursuites contre Robert Le Dinh. Qualifiant le gourou présumé, poursuivi pour viols aggravés, agressions sexuelles notamment sur des mineures et abus de faiblesse aggravé, d’«affabulateur » et d’«escroc », l’avocat bordelais s’est efforcé de « démasquer » l’accusé et son « melting-pot ».

«vous avez inventé les partouzes mystiques»

Listant « les filons » de Robert Le Dinh, ses premières conférences sur les extra-terrestres puis sur la paix dans le monde, ses cours d’arts martiaux ou encore ses activités de medium jusqu’à sa révélation mystique en 1982 après l’apparition du Christ, Me Picotin a ironisé : « J’imagine mal le Christ jouant au quinté et roulant en 4×4. Vous avez inventé le Christ jouisseur et libertin, les partouzes mystiques (…) Vous faites partie de la grande cohorte des gourous, ces prédateurs financiers qui vivent en parasite ». Et d’enchaîner sur les conclusions de l’expert-psychiatre, notant chez l’accusé, « si les faits étaient avérés, une composante exhibitionniste, voyeuriste, perverse et sadique ».

« L’heure de la loi du retour pour Le Dinh »

Plus tôt dans la journée, Me Laurent Bruneau, l’avocat agenais de Marie-Hélène Lalanne, partie civile contre Le Dinh, avait anticipé les plaidoiries de la défense qui vont tenter aujourd’hui de démontrer que les « personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix » et qu’il n’y avait « pas de problème de consentement ». « Le consentement de ma cliente a été volé. L’emprise était évidente, les membres du groupe ne pouvaient pas raisonner par eux-mêmes, ils n’avaient plus leur libre-arbitre (…) Ce qui a permis à Robert Le Dinh de devenir Tang, c’est le groupe, une arme au service de Tang pour atteindre ses objectifs », a affirmé Me Bruneau. S’inspirant des méthodes coercitives instaurées par le gourou présumé du Lot-et-Garonne et de l’Ariège pour s’assurer l’obéissance des membres de son groupe, l’avocat s’est adressé ainsi à la cour et aux jurés : « C’est l’heure de la loi du retour et du premier positionnement de Robert Le Dinh ».

Assujettissement par sujétion psychologique

En soutien à l’accusation, l’avocate générale Cécile Deprade qui avait sollicité en première instance à Foix, entre 10 à 12 ans de réclusion criminelle, a requis cette fois-ci une peine de douze ans d’emprisonnement et demandé l’abandon du facteur aggravant des poursuites. Tout en indiquant qu’il ne venait pas requérir « contre une secte », une « philosophie » ou « une croyance » dans le respect des « deux principes fondateurs de la liberté de conscience et de la liberté religieuse » mais contre « un homme », le ministère public s’est dit « convaincu que Robert Le Dinh a commis les crimes et les délits pour lesquels il comparaît » et qu’il « a assujetti ses victimes par sujétion psychologique ». Une question que la cour et les jurés devront trancher dans l’après-midi après les plaidoiries des trois avocats de Robert le Dinh.

Source : La Dépêche du 06/04/12

Le Dinh, ce « prédateur »

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Les adeptes de Robert Le Ding, accusé de viols aggravés, d’agressions sexuelles y compris sur des mineures et d’abus de faiblesse aggravé, étaient-ils sous son emprise mentale ? C’est cette question centrale de la sujétion psychologique qu’a commencé à explorer hier la cour d’assises de la Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi dernier le gourou présumé.

Adeptes fautifs

Hier matin, le président Jean-Louis Cousté s’est interrogé en demandant à Dominique Lorenzato (du Lot-et-Garonne), qui a été le premier à porter plainte contre Tang en avril 2007 : « Y a-t-il souffrance puisque tout était accepté ? » Réponse : « Il était nécessaire de souffrir, cela faisait partie de l’enseignement de M. Le Dinh. Celui qui l’avait reconnu comme le Saint Elu devait accepter sa parole sans condition. »

C’est ensuite aux questions des avocats de la défense – qui ont pointé le zèle avec lequel il avait rempli son rôle d’intendant, mené les fameuses séances de positionnement pour « recadrer » les adeptes fautifs, décortiqué les comptes des mauvais payeurs ou encore pris en charge les travaux des maisons successives acquises par le groupe dans les environs d’Agen et plus tard en Ariège – que Dominique Lorenzato a tenté de s’expliquer.

« C’était à la demande de M. Le Dinh. Pendant vingt ans, comme des abrutis, nous avons creusé des tranchées, construit des murs, sorti l’argent à la sueur de nos fronts pour financer les maisons. Nous voulions faire plaisir au Saint Elu et accomplir notre devoir en servant notre maître

[…] Il nous martyrisait et notre double peine c’est que nous étions convaincus que tout était de notre faute ».

Jeux sexuels

En écho à son épouse qui avait témoigné la veille, notamment des rapports et des jeux sexuels auxquels elle avait dû se livrer, Dominique Lorenzato a insisté sur ses années perdues, sur « les tortures psychologiques » exercées par celui qu’il qualifie de « prédateur ». A la barre, l’expert psychiatre Daniel Ajzenberg s’est lui aussi efforcé de faire admettre « l’emprise mentale indéniable » que Robert Le Dinh a pu avoir sur les membres de son groupe. En témoigne cette « peur presque phobique » présente chez la plupart des parties civiles, d’une malédiction qui pourrait frapper leurs enfants depuis leur départ de la secte présumée. « Dans tous les groupes, on retrouve le même mécanisme, une certaine fragilité des personnes au départ et une réassurance de ces groupes dans lesquels on pense pour vous

[…] L’individualité s’atténue petit à petit avec la perte de toute possibilité d’opposition ou de critique, on devient un objet disponible pour satisfaire les désirs de quelqu’un ou d’un groupe. » Devançant les questions des avocats de la défense qui, dès le premier jour de ce procès en appel, ont annoncé qu’ils tenteraient de démontrer que les « personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix », Daniel Ajzenberg a affirmé que les membres du groupe en question n’avaient plus leur libre arbitre. D’où l’impossibilité pour eux, avant d’en être sorti, de « tuer le père, de tuer Dieu ».

Source : La Dépêche du 04/04/12

 

Procès du gourou Tang : « On aurait pu tuer pour lui »

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Dans le procès en appel de Robert Le Dinh, accusé de viols aggravés, d’agressions sexuelles y compris sur des mineures et d’abus de faiblesse aggravé, une ancienne adepte a décrit hier, devant la cour d’assises de Haute-Garonne, ses 23 années de « prison mentale ».

« Assis, les mains sur les genoux, il fallait boire ses pensées. Si on bougeait, cela voulait dire que le mal était en nous. Au bout de 8 heures à le fixer, prise dans une sorte d’hypnose mentale, j’ai moi aussi vu une armée céleste autour de lui. »

À la barre de la cour d’assises de Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi Robert le Dinh, Isabelle Lorenzato raconte les 22 années et 7 mois passés « sous l’emprise » du gourou présumé. Elle a tant à dire depuis qu’elle a quitté « la secte » il y a cinq ans et qu’avec son mari, douanier et pompier volontaire, elle a dénoncé en avril 2007 les agissements de Robert Le Dinh pour que « tout cela s’arrête ». Comme elle l’avait fait devant la cour d’assises de l’Ariège qui a condamné Le Dinh à 15 ans de réclusion criminelle le 18 septembre 2010, Isabelle Lorenzato s’est de nouveau livré hier au récit complet de son « douloureux vécu ». Sa première rencontre à 19 ans, dans le Lot-et-Garonne avec celui qui se fait appeler « Tang » et qui dit avoir reçu un message divin du Christ faisant de lui « le troisième messie », l’« atmosphère de famille » qui se dégage du groupe et dont elle a tant besoin, et l’étau qui se referme très vite sur elle.

« Il était Dieu, la vérité »

« J’ai été prise tout de suite dans les mailles du filet, incapable d’analyser les choses par moi-même. Il nous expliquait qu’il fallait accepter la souffrance, dépasser nos limites pour sauver le monde. Il était Dieu, la vérité », explique cette greffière de la cour d’appel d’Agen.

Rapidement, les « missions sexuelles » ont accompagné la diffusion des tracts à la gloire de Tang, les réunions d’enseignement mystique chrétien, les révélations du « grand monarque » à recueillir à toute heure du jour et de la nuit. Sans oublier les interminables séances de positionnement au cours desquelles chaque personne prise en faute, même « pour une minute de retard » se voyait questionnée durant des heures sur son comportement devant la communauté.

La voix étranglée mais décidée à tout dire, Isabelle Lorenzato revient sur les fellations imposées, les rapports contraints y compris avec d’autres femmes du groupe et sur cette implacable « loi du retour » qui forçait à l’obéissance. « Il me disait que j’étais responsable des attouchements et des violences que j’avais subis étant plus jeune et que je devais en passer par là pour épurer mes fautes ».

Durant les 5 heures qu’a duré son audition, Isabelle Lorenzato s’est efforcée de faire comprendre aux juges et aux jurés l’« emprise et la manipulation mentale » que le gourou présumé exerçait sur son groupe, dans le Lot-et-Garonne d’abord et à partir de 2005 à Bonac-Irazein, près de Castillon en Ariège. « On aurait pu tuer pour lui », dit-elle à deux reprises. L’ascendant de Tang était tel qu’il choisissait les professions de ses jeunes adeptes, dans l’administration si possible, formait et défaisait les couples, décidait du nombre d’enfants et se faisait entretenir le plus naturellement du monde. C’est entre « un monde extérieur diabolisé » et une « atmosphère de peur continuelle » qu’a vécu Isabelle Lorenzato. « Aujourd’hui encore, alors que j’en suis sortie, que je sais que Tang est un être vide, sans aucun pouvoir, un escroc, la peur m’habite toujours ».

Source : La Dépêche du 03/04/2012

 

Le Dinh se dit innocent

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justice

Au premier jour de son procès en appel devant la cour d’assises de Toulouse, Robert Le Dinh, poursuivi pour viols aggravés, agressions sexuelles entre autres sur des mineures et abus de faiblesse aggravé, a de nouveau clamé son innocence.

Dans ce procès, sept anciens adeptes ainsi que l’UNADFI, Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes, se sont portés partie civile.Dès le début de son procès, l’accusé qui se fait appeler « Tang » et qui a dirigé durant plus de vingt ans une communauté dans le Lot-et-Garonne puis en Ariège, a contesté tous les faits qui sont reprochés en assurant notamment que les relations sexuelles qu’il avait pu avoir avec des membres de son groupe, exclusivement des femmes, étaient « parfaitement consenties » et que celles-ci avaient toujours eu « leur libre arbitre et leur libre choix ».

«Pas de problème de consentement»

L’affaire Tang avait démarré en avril 2007, lorsque deux de ses anciens disciples, un couple de fonctionnaires qui avait rejoint le groupe dès sa création en 1984, avait dénoncé ses agissements auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège)( Lire notre édition d’hier). Le 5 septembre 2007, Robert Le Dinh était placé en garde à vue et, deux jours plus tard, mis en examen pour viols et agressions sexuelles aggravés, abus de faiblesse aggravé et finalement placé en détention provisoire.

Le 18 septembre 2012, Robert Le Dinh avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, la peine maximum pour des viols, par la cour d’assises de Foix. Incarcéré à l’issue du délibéré, il avait fait appel de sa condamnation.

Lors de ce procès en appel, Me Edouard Martial, l’un de ses trois avocats, a déclaré qu’il tenterait de démontrer que les « personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix » et qu’il n’y avait « pas de problème de consentement ».

« Nous nous méfions de l’idée dévastatrice de la secte et de l’emprise sectaire, qui est un fonds de commerce, à un étal offert à la compassion des uns et des autres » a déclaré Me Martial.

«Prison mentale»

Pour Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, à l’origine des poursuites, la dimension sectaire du dossier ne fait aucun doute.

« Notre objectif est que la cour comprenne les manipulations de « Tang » et comment il a pu abuser financièrement et sexuellement de ses victimes qui étaient dans une véritable prison mentale

[…] Malgré le rapport parlementaire et les condamnations, « Tang » a toujours une vingtaine d’adeptes, c’est insupportable pour ceux qui ont vécu un enfer auprès de ce prédateur », a indiqué Me Picotin. Le procès en appel de Toulouse s’achèvera le 6 avril.

Source : La Dépêche du 29/03/2012

Le Dinh jugé en appel à Toulouse

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On prend les mêmes et on recommence. Du 21 au 30 septembre prochain, Robert Le Dinh sera jugé en appel par la cour d’assises de Haute-Garonne. Le 18 septembre 2010, les jurés de la cour d’assises de l’Ariège à Foix l’ont condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Une condamnation qui était allée au-delà des réquisitions de l’avocat général, qui préconisait une peine d’emprisonnement de 10 à 12 ans pour une série de viols assortis d’abus de faiblesse.

Pendant une semaine, là aussi, Robert Le Dinh, décrit sobrement comme chef d’un groupe spirituel, avait dû faire face à ses victimes supposées, dont Isabelle, demeurant toujours dans l’Agenais, qui avait choisi en 2007 de révéler les exactions supposées de Le Dinh interpellé à son domicile par les gendarmes et placé en détention provisoire. Cette thèse de la secte, les avocats de Le Dinh avaient tenté de la démonter lors de leurs plaidoiries, décrivant des victimes « consentantes ».

Lors du premier procès, l’avocat du couple n’était autre que Daniel Picotin, l’un des spécialistes français des dérives sectaires, avocat de l’Association nationale de défense de la famille et de l’individu (ADFI) et président d’Infosectes Aquitaine. D’autres victimes se sont porté partie civile. L’avocat agenais Me Laurent Bruneau sera aussi du procès en appel, comme il l’avait été en septembre dernier dans l’Ariège.

 

Source : La Dépêche du 06/09/11

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