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L’heure de crime : Christine de Védrines, témoignage d’une recluse de Monflanquin

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Pradel

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Reclus de Monflanquin : témoignage, dans 7 à 8, de Christine de Védrine

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D8 – Présumé Innocent : Monflanquin, une famille sous emprise

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Le délibéré demain de l’affaire des reclus de Monflanquin sera déterminant pour une nouvelle législation

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L’enjeu du délibéré de l’affaire qui se nomme fréquemment  » les reclus de Monflanquin  » est double : outre l’issue du procès pour une éventuelle condamnation pénale du supposé manipulateur mental Thierry Tilly, il s’agit aussi de la possible étude d’une législation plus adaptée à ce délit de la manipulation mentale. Et plus largement, une issue du combat contre la manipulation mentale au sein de certaines sectes.

Maître Daniel Picotin, avocat de Charles-Henry de Védrines et de ses proches, dans l’affaire dont l’issue sera prononcée demain, en est à plaider dans cinq du même type en un an.

Hold-up mental comme délit autonome

L’avocat, également président d’Infosectes Aquitaine et ancien député de la Gironde, alerte sur la gravité du sujet :  » Les victimes de manipulation mentale subissent un véritable hold-up de leur cerveau « , tout en insistant sur les lourdes conséquences psychiques et traumatisantes, et les longues années pour s’en remettre, le cerveau étant alors comme  » mis en jachère « . Il suggère une révision de la législation en la matière. Car, même le procureur Pierre Bellet a reconnu dans son réquisitoire que le parquet de Bordeaux était démuni. A l’occasion de cette affaire et de sa médiatisation, Maître Picotin a présenté à la ministre Michèle Delaunay son manifeste pour une nouvelle législation, demandée à être également transmis à Christiane Taubira, Garde des Sceaux. Les lois actuelles sont inadaptées pour l’avocat spécialisé dans le phénomène : «  Il faut que la victime porte plainte elle-même avec la législation en vigueur. Et le temps qu’elle soit libérée de l’emprise mentale, appelée ‘ sujétion psychologique ‘ dans le jargon juridique, et c’est souvent trop tard. Leur patrimoine est alors déjà comme ‘ volé ‘, jusqu’au dernier euro « . Dans l’affaire De Védrines, il assure que  » si la législation avait été adaptée dès 2002, la famille victime aurait perdu environ 1 million d’euros, au lieu de voler 10 ans de leur vie et 5 millions à ce jour « . Ndlr : le château Martel a été vendu en juin 2008 pour 460 000 euros seulement. Ce sera d’ailleurs l’étape judiciaire suivante au tribunal d’Agen pour l’avocat et ses clients.

Pour un comité d’experts

Et les affaires de ce type que Maître Picotin a eu à plaider se sont multipliées : 5 en un an, montrent bien que le sujet est un fléau, où certains puisent leur ignoble talent pour  » prendre possession du cerveau d’autrui et conduire à des massacres parfois irréversibles « . Comme ce jeune se disant venir d’une planète nommée Syrius, et justifiant ainsi ses manipulations diverses et variées envers sa copine, jusqu’à l’abuser sexuellement. Luttant contre la politique de l’autruche mais refusant aussi tout amalgame facile :  » Les sectes sont un fait social, mais dans le phénomène des sectes, il y a la manipulation mentale ! «  L’avocat propose ainsi, pour lutter contre la réponse actuelle de la justice qui est  » ils sont majeurs, ils font ce qu’ils veulent « , que l’on aille un peu plus loin que cette loi de l’abus de faiblesse du 12 juin 2001. Soit non seulement donner les moyens aux victimes d’être défendues à temps, mais aussi les moyens à la justice de prouver cette nécessité en désignant un comité d’experts médicaux (de compétences adaptées) près les tribunaux, et de pouvoir prononcer une mesure de sauvegarde devant le juge des majeurs protégés, en gelant leurs avoirs.

Délibéré du jugement demain mardi 12 octobre, dès 9h au tribunal de Bordeaux.

COMPLEMENT D’INFO : le tribunal a condamné mardi 13 novembre Thierry Tilly, 48 ans, déjà en détention depuis octobre 2009, à 8 ans de prison pour abus de faiblesse. Son complice Jacques Gonzalez, 65 ans, libre et malade, a été condamné à quatre ans de prison. Et à 5 ans de privation de ses droits civils et civiques pour tous les deux.

Source :gibowi.fr

20h de France 2 du 13/11/12 – Monflanquin, 8 ans pour le « Gourou »

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Huit ans de prison pour le « gourou » de Monflanquin

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Thierry Tilly, poursuivi pour « abus de faiblesse de personnes et état de sujétion psychologique », vient d’écoper de huit ans de prison. Poursuivi dans le cadre de l’affaire des « Reclus de Monflanquin », cette peine met fin à un calvaire de 10 ans pour la famille de Védrines.
La famille de Védrines est libérée de son «gourou». Thierry Tilly a été condamné mardi à huit ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Poursuivi pour «abus de faiblesse de personnes en état de sujétion psychologique» dans l’affaire des « Reclus de Monflanquin », il a écopé de la peine maximale, ainsi que de cinq ans de privation de droits civiques et civils.

Durant le procès qui s’est tenu du 24 septembre au 5 octobre, Tilly s’était embourbé dans des explications sans grands sens, bourrées de détails et remplies d’allégations plus invraisemblables les unes que les autres. Il a ainsi expliqué être l’un des descendants de la famille des Habsbourg, avoir «été otage des francs-maçons, à la mode latine», avoir «sauté à 12 ans d’un Transall avec une dérogation du général Bigeard». Il a également expliqué que sa famille avait participé à la naissance du Parti communiste français, et que «DSK était logé chez des amis à lui à New-York», ce qui a semble-t-il déclenché un fou-rire dans la salle, explique le site d’Europe 1. Le dernier jour de son procès, mécontent de sa sentence, Tilly s’est montré menaçant envers le parquet de Bordeaux: «Vous avez condamné le citoyen français mais pas l’Anglais», a-t-il dit en expliquant détenir la nationalité britannique. «Nous montrerons ce que c’est que le droit européen. Cela ne fait que commencer.»

Si pour lui les choses ne viennent que de commencer, pour les onze membres de la famille de Védrines, cela sonne la fin d’une terrible décennie. C’est en 1999 qui le «gourou» avait fait son apparition dans leur vie, lorsqu’il avait fait croire que la famille était la cible d’un complot visant à les supprimer, ainsi que leur fortune. Trois générations de la famille s’étaient alors enfermées dans leur château de Monflanquin, puis dans une demeure d’Oxford, espérant être à l’abri du danger. Ils ne se doutaient alors pas que celui-ci venait de leur protecteur, qui s’était fait passer pour un agent secret au service de l’OTAN. Ce dernier avait alors profité de son emprise pour dilapider la fortune de la famille, soit plus de 4,5 millions d’euros, destinés à une association montée de toute pièce, la «Blue Light Foundation».

Un tiers de cet argent aurait été transféré à Jacques Gonzales, celui que Tilly appelait «le patron» au moment des faits. Ces transferts de richesses lui permettaient de garantir son train de vie et de payer ses costumes, ses montres, ses voitures, et autres… Considéré comme le complice présumé de Tilly dans cette affaire, cet homme de 65 ans qui est arrivé en fauteuil roulant a tribunal, a écopé de quatre ans de prison ferme. Malgré des écoutes téléphoniques où on l’entend donner des ordres, le parquet a estimé que seul le «gourou» était la tête pensante de cette affaire.

Source : Paris Match du 13/11/12

Huit ans de prison pour le gourou de Monflanquin

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Thierry Tilly a été reconnu coupable d’abus de faiblesse et d’escroquerie sur les onze membres de la famille de Védrines. Son complice Jacques Gonzales écope de quatre ans de réclusion.

« Une grande satisfaction ». C’est par ces mots que Me Daniel Picotin, un des avocats des parties civiles, a commenté le jugement du tribunal correctionnel de Bordeaux. Celui-ci a, ce matin, condamné Thierry Tilly à huit ans de prison ferme pour avoir, de 2001 à 2009, maintenu sous emprise une famille d’aristocrates lot-et-garonnais, les de Védrines, pour les dépouiller de leur patrimoine.

Le tribunal, dans ses motivations, a notamment reconnu « la dépendance psychologique avérée » dans laquelle les onze membres de la famille de Védrines ont été placés par Tilly. Celui-ci, en créant « une paranoïa de groupe », a mené toute la famille vers une « rupture avec son environnement » et une « déstabilisation mentale » orchestrée par des techniques de conditionnement perfectionnées.

Cet état de soumission est l’oeuvre d’un véritable « complot machiavélique », a conclu le tribunal qui a par ailleurs reconnu le « gourou » coupable de détention arbitraire et de violences à l’encontre de Christine de Védrine. Celle-ci avait été séquestrée huit jours durant par Tilly et le reste de la famille pour avouer de prétendus codes secrets.

Jacques Gonzales a quant à lui été reconnu coupable de complicité d’abus de faiblesse et condamné à quatre ans de prison.

Le jugement laisse un goût d’amertume dans la bouche des de Védrines: « je ne suis pas vraiment satisfait, avoue Amaury de Védrines. Il n’a pas pris le maximum ». Le procureur avait en effet requis dix ans à l’encontre de Thierry Tilly.
L’épreuve de la famille n’est par ailleurs pas terminée: en lançant « ça ne fait que commencer! », le « gourou » de Monflanquin a, dans un ultime geste de provocation au tribunal et aux de Védrines, annoncé son intention de faire appel.

Source : Charente Libre du 13/11/12

Huit ans de prison dans l’affaire des reclus de Monflanquin

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Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné mardi à huit ans de prison Thierry Tilly, accusé d’avoir escroqué les onze membres d’une famille d’aristocrates du Lot-et-Garonne par emprise mentale durant une dizaine d’années.

Reconnu coupable d’abus de faiblesse, de violences et de séquestration volontaires, il a également été condamné à une peine de cinq ans de privation des droits civiques et civils.

Les magistrats ont aussi condamné Jacques Gonzalez, 65 ans, présenté comme son complice, à quatre ans de prison ferme.

Le procureur Pierre Bellet avait requis au terme de deux semaines de débats la peine maximale de 10 ans de prison à l’encontre de Thierry Tilly et cinq ans, dont un avec sursis, contre Jacques Gonzalez, aujourd’hui handicapé et malade.

Cette affaire connue sous le nom de « reclus de Monflanquin » concernait la famille de Védrines, que Thierry Tilly avait mis sous sa coupe par manipulation mentale de 2001 à 2009 pour leur soutirer leurs biens. Le préjudice est de 4,5 millions d’euros.

Thierry Tilly s’était fait passer pour un attaché d’une fondation à vocation humanitaire, puis pour un agent secret au service de l’Otan. Usant de son influence, il avait inventé un complot visant à faire disparaître la famille et l’avait convaincue de vivre enfermée dans sa propriété de Monflanquin dans le Lot-et-Garonne, puis en 2007 à Oxford en Angleterre.

C’est là qu’un an plus tard Christine de Védrines avait été séquestrée par les autres membres de la famille sous influence.

Sans nourriture et sans sommeil, elle était restée plusieurs jours debout sur un tabouret pour la forcer à révéler en vain l’endroit où se trouvait un supposé trésor de famille.

La victime était rentrée en France en 2009 et avait dénoncé les sévices subis. La justice saisie, Thierry Tilly avait été arrêté et placé en détention.

Une équipe de spécialistes menée par un criminologue et un psychanalyste s’était rendue à Oxford pour persuader les de Védrines présents de rentrer en France, ce qu’ils avaient progressivement fait.

Source : Capital.fr du 13/11/12

AFP – Monflanquin: huit ans pour le « complot machiavélique » de Tilly

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BORDEAUX — Thierry Tilly, qui a tenu sous sa coupe pendant dix ans une famille de nobles protestants du Lot-et-Garonne, les « reclus de Monflanquin », a été condamné mardi à huit ans de prison et a aussitôt menacé que ce procès pour manipulation mentale « ne fasse que commencer ».

Dix ans de prison, le maximum encouru, avaient été requis devant le tribunal correctionnel de Bordeaux contre M. Tilly, 48 ans, détenu depuis octobre 2009.

Son complice Jacques Gonzalez, 65 ans, libre et malade, a été condamné à quatre ans de prison. Le tribunal a estimé qu’il n’était pas le chef de M. Tilly dans cette affaire, contrairement à ce qu’avançait la défense de ce dernier.

Les deux hommes ont aussi été condamnés à des peines d’interdiction de cinq ans des droits civiques et civils.

La présidente Marie-Elisabeth Bancal a longuement expliqué le jugement avant de prononcer les peines. Pour le tribunal, M. Tilly est bien l’auteur d’un « complot machiavélique » par lequel il a exercé une « sujétion psychologique » sur les onze membres de la famille de Védrines – l’aïeule est décédée en 2010 – jusqu’à leur faire vendre tous leurs biens, à hauteur de 4,5 millions d’euros.

Mme Bancal a égrené les éléments de cette emprise, « création d’une paranoia de groupe (…), exclusion des opposants (…), exploitation des failles de la famille, (…,) présence constante à leurs côtés, physique puis par téléphone et par mail », le tout amenant « des conséquences gravement préjudiciables », sur les finances des victimes, leur santé ou leurs études.

Le tribunal a relaxé M. Tilly des faits concernant les deux premières années d’emprise, la loi About-Picard introduisant la notion de sujétion psychologique étant entrée en vigueur en juin 2001.

Thierry Tilly, très déférent au cours des débats, est sorti de ses gonds en entendant le jugement. « Vous avez condamné le citoyen français mais pas l’anglais », a-t-il réagi, alors qu’il affirme détenir la nationalité britannique. « Nous montrerons ce que c’est que le droit européen. Cela ne fait que commencer », a-t-il encore déclaré, des propos que la présidente a fait acter.

« Il s’est laissé emporter par la colère », a expliqué ensuite son avocat, Me Alexandre Novion, qui ne sait pas encore s’il fera appel. Pour lui, « la justice a fait sous-traiter la répression par des psychologues qui ont pris l’ascendant sur elle ».

Les victimes se montraient soulagées, mais sans joie. Philippe, 74 ans, l’aîné des enfants, a espéré qu’avec cette peine inférieure au maximum encouru, Thierry Tilly n’irait pas en appel. « Je mourrai avec cette histoire dans la tête », a-t-il dit, estimant qu’outre les biens, « quand vous avez perdu tous vos souvenirs, c’est considérable ».

Christine, sa belle-soeur, qui a aussi subi dans cette affaire une séquestration et des violences, a estimé que « huit ans, c’était un minimum ». Mais elle a remercié « la justice bordelaise » d’avoir « pris en compte notre catastrophe familiale ».

Jean Marchand, qui a eu sa vie « bouleversée » en se battant pour sortir de cette emprise sa femme Ghislaine et ses deux enfants, a jugé « qu’on ne sort pas d’années de cauchemar comme ça », même si le jugement « était « une étape nécessaire ». Il a estimé que Thierry Tilly, une fois sorti, « va recommencer, car c’est son job ». « L’affaire de Védrines, c’est son chef d’oeuvre », a-t-il amèrement ironisé.

Me Daniel Picotin, avocat de parties civiles et spécialiste de la manipulation mentale, a enfin exprimé « sa grande satisfaction » devant ce jugement « qui fera date ». Il a rappelé que les victimes étaient « des gens tout à fait normaux, et même, le haut du pavé ».

« Le hold-up du cerveau n’est pas assez puni en France, or il est plus grave que celui de la banque du coin », a-t-il ajouté, espérant toutefois une prochaine avancée du droit, qui pour l’instant « ne permet pas de prévenir ce fléau social », car les proches ne peuvent pas intervenir.

Source : AFP du 13/11/12

France 3 Aquitaine : La voix est libre du 03/11/12

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