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10 ans de prison pour Robert Le Dinh

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Il avait été condamné en 2010 à Foix à quinze ans de réclusion criminelle pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravé. Hier, en appel, la cour d’assises de la Haute-Garonne n’a retenu que les agressions sexuelles aggravées et prononcé une peine de dix ans de prison contre Robert Le Dinh. Après huit jours de procès, ce verdict donne à la défense le sentiment du « devoir accompli » et aux parties civiles « un goût amer ».

« Je suis innocent ». Les derniers mots de Robert Le Dinh, jugé en appel depuis le 28 mars pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravés, ont en partie été entendus.

Hier dans son verdict, la cour d’assises de la Haute-Garonne a écarté les viols et les abus de faiblesse aggravés et n’a retenu que les faits d’agressions sexuelles aggravées à la grande déception des parties civiles.

Alors que jeudi, le parquet général avait requis 12 ans de réclusion criminelle contre Robert Le Dinh, toutes regrettent que l’emprise mentale dont elles se disent victimes et qui a été reconnue par l’expert-psychiatre et en première instance à Foix, n’ait « pas été comprise».

Malgré sa « terrible déception » de ne pas avoir été reconnue comme victime, Isabelle Lorenzato s’est dite « soulagée » que les « enfants aient été protégés par la justice » et que Robert Le Dinh « ait pris dix ans », durant desquels « il ne fera plus de mal ».

Une décision « qui laisse sur sa faim »

Son avocat, Me Daniel Picotin, a souligné « la difficulté pour le monde juridique, pénal et pour le grand public de comprendre la manipulation mentale, une criminalité astucieuse, de second degré. Le Dinh n’a pas été pour autant été blanchi puisqu’il écope quand même dix ans de réclusion criminelle

[…] La réponse de la cour est non pour les adultes, oui pour les mineurs, ça laisse un petit peu sur sa faim », estime Me Picotin. Du côté des avocats de Robert Le Dinh, le sentiment dominant est celui du « devoir accompli ». « La secte est aujourd’hui abandonnée, elle n’existe pas. Il n’y a plus rien de l’idée de secte, tant sur la manipulation mentale pour obtenir des faveurs sexuelles que sur la même manipulation mentale pour obtenir de l’argent », a déclaré Me Martial pour qui cette affaire n’est « plus celle du gourou mais celle de l’illusion de la secte ». De son côté, la compagne Marie-Josée Maille, a jugé « logique et normale » la décision de la cour d’assises. « Mon mari est innocent » a-t-elle affirmé en écho à Robert Le Dinh.

Source : La Dépêche du 07/04/12

Le gourou présumé Le Dinh de nouveau aux assises

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Condamné en première instance au tribunal de Foix dans l’Ariège, Robert Le Dinh, gourou d’une communauté spirituelle, est jugé en appel à partir de mercredi devant la cour d’assises de Toulouse. Le procès devrait se tenir pendant 10 jours, jusqu’au 6 avril.

Ce quinquagénaire, qui se fait appelé du diminutif de « Tang », est accusé de  viol et d’agressions sexuelles sur d’anciennes adeptes, y compris sur des mineures. Il est également soupçonné d’avoir exercé son emprise mentale.

Ce matin, au tribunal de Toulouse, après la nomination des jurés, une présentation générale de Robert Le Dinh a été faite. Cet homme refuse « qu’on le présente comme un leader de secte ». Il rappelle : « je n’ai jamais forcé personne, je suis un envoyé de Dieu, libertin et libre. J’ai simplement animé un groupe ». Cette après-midi est consacrée à la biographie plus détaillée de Robert Le Dinh.

Rappel du premier procès

En septembre 2010 à Foix, Robert Le Dinh avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de l’Ariège. Deux thèses radicalement opposées s’étaient affrontées au cours du premier procès de Robert Le Dinh.

D’un côté, d’anciens disciples ont décrit le gourou pervers d’une secte qui usait de son emprise pour obtenir des faveurs sexuelles mais aussi faire financer son train de vie. De l’autre, l’accusé évoquait une communauté « d’amis » dans laquelle il n’a jamais rien imposé à personne, et certainement pas des viols.

Expliquant avoir reçu, en 1982, une révélation du Christ, Tang, fils d’un ouvrier bouddhiste d’origine vietnamienne et d’une mère française catholique, dispensait des enseignements spirituels à une vingtaine de personnes, d’abord dans le Lot-et-Garonne, puis, à partir de 2005, dans l’Ariège. Son ascendant était tel qu’il conseillait les adeptes dans leur carrière, constituait les couples ou prénommait les enfants, d’après des témoins.

Un couple, Dominique et Isabelle Lorenzato, ex-adeptes, avait le premier dénoncé les faits, en 2007. Leur avocat, maître Picotin, expliquait à l’ouverture du procès en appel à Toulouse : « Robert Le Dinh est un prédateur, il faut absolument que ça s’arrête ».

Maître Pierre Le Bonjour et maître Edouard Martial défendent Robert Le Dinh et plaideront l’acquittement comme en première instance, démentant le caractère sectaire du groupe de Le Dinh.

Parmi les parties civiles, l’association de défense des familles UNADFI, qui soulignent que le groupe de Tang a été cité dans le dernier rapport de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). C’est un dossier « particulièrement emblématique du fonctionnement de la manipulation et de l’emprise mentale », dit le couple Lorenzato dans un communiqué. « On aborde ce dossier l’arme au pied », souligne leur avocat, maître Daniel Picotin, faisant valoir en particulier que les expertises psychiatriques avaient « très clairement conclu à l’emprise mentale » exercée par le gourou.

Communiqué de presse – Procès en appel de Tang

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Communiqué de presse


Le procès en appel formé par Robert LE DINH alias TANG devant la COUR D’ASSISES DE LA HAUTE-GARONNE à TOULOUSE se tiendra du mercredi 28 mars au vendredi 6 avril 2012 sachant que l’intéressé avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans et abus de faiblesse par la Cour d’Assise de l’Ariège le 18 septembre 2010.

Malheureusement, les membres historiques de la secte sont restés 23 ans sous l’emprise de TANG.

Monsieur et Madame LORENZATO sont les premiers à avoir porté plainte contre le Gourou en avril 2007 et seront à nouveau assistés au procès par Maître Daniel PICOTIN, Avocat au Barreau de Bordeaux.

S’ils avaient gardé le silence durant les deux ans et demi d’instruction judiciaire, ils ont décidé à nouveau de s’exprimer pour faire entendre leur droit de victime non seulement pour pouvoir réparer le douloureux vécu et aussi pour éviter que des faits similaires recommencent en faisant des victimes notamment des enfants.

Il est à noter que Robert LE DINH, malgré son incarcération, conserve encore des adeptes.

Durant plus de 20 ans, il a dirigé une communauté d’abord en Lot-et-Garonne puis en Ariège.

Il créait des couples, choisissait les prénoms des enfants, les orientations professionnelles des adeptes, si possible dans des métiers représentatifs du service public (ils sont d’ailleurs fonctionnaires) et régentait la vie quotidienne de tous les membres.

Il utilisait des méthodes coercitives particulières en brandissant notamment la manœuvre de la « loi du retour ».

Pour finir, il a abusé de tous les adeptes sachant que dans le cadre de la procédure, cinq autres parties civiles ont décidé de se révéler et que l’UNADFI sera également présente au procès.

Monsieur LE DINH avait déjà fait deux ans de prison en 1986 à AGEN et avait vu une des ses Associations épinglée par le Rapport Parlementaire sur les sectes en 1995 (l’ADLEIF – Association de Défense des Libertés d’Expression dans l’Institution Française).

Ce dossier, particulièrement emblématique du fonctionnement de la manipulation et de l’emprise mental, a fait l’objet d’une mention dans le cadre du rapport au Premier Ministre 2010 de la Miviludes publié récemment (Page 95).

La vie des époux LORENZATO et celle de leurs enfants a été en grande partie gâchée au plan familial, affectif et matériel durant ces 23 ans d’emprise mais ils souhaitent au moins que l’exemplarité de leur histoire soit utile à d’autres familles pour se garder du danger présenté par les Sectes et leur Gourou.

 

Contact presse :

Madame Marie-Hélène HESSEL

06.86.26.00.15 – hessel.marie@gmail.com

FOIX (AFP) – Aux assises de l’Ariège, un « gourou » qui n’a pas peur d’apparaître comme tel

Robert Le Dinh, jugé depuis vendredi aux assises de l’Ariège à Foix, a assuré ne pas craindre d’être qualifié de « gourou », mais gourou d’une communauté d’amis dans laquelle il n’a jamais rien imposé à personne, et certainement pas le viol à certaines de ses disciples.

Gourou pervers à la tête d’une secte selon ses victimes présumées, maître inspiré selon ses partisans et les membres de son comité venus le soutenir, Robert Le Dinh répond de viols et agressions sexuelles sur des adeptes de sa communauté, y compris des mineures. Il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.

Gourou, « le mot ne me fait pas peur, je suis un leader spirituel ou tout ce que vous voulez. J’ai animé un groupe d’amis, avec un fondement mystique et chrétien, mais loin de moi l’idée d’imposer quoi que ce soit », a dit Robert Le Dinh, dit Tang, juste avant d’entrer dans la salle des assises.

Là, quand le tribunal s’est penché sur sa personnalité, Tang a expliqué comment le « Christ lui était apparu » en 1982 afin de lui signifier qu’il était son « serviteur, le saint élu », un état de fait qui l’a « responsabilisé » sans pour autant faire qu’il se sente supérieur aux membres de sa communauté.

Tang, fils d’un ouvrier bouddhiste d’origine vietnamienne et d’une mère française catholique, dispensait des enseignements spirituels quotidiens à une vingtaine de personnes, d’abord dans le Lot-et-Garonne, puis à partir de 2005, dans l’Ariège.

Robert Le Dinh, qui comparaît libre après deux ans de détention provisoire, y a retrouvé aujourd’hui son groupe d’adeptes.

Les parties civiles accusent Tang, dont les rêves et prophéties étaient recueillis au saut du lit par les membres de sa communauté, d’avoir usé de son emprise pour imposer des relations sexuelles à ses ouailles.

« Les adeptes venaient recueillir vos révélations tous les matins mais en général elles ne faisaient pas que cela », lui lance le président, Jacques Richiardi.

« C’était dans le cadre d’une sexualité librement consentie », rétorque-t-il. « Je n’ai jamais menacé ou contraint quiconque. Elles voulaient la partager avec moi », dit-il des trois anciennes adeptes qui l’accusent de viols, disant même qu’elles avaient « bataillé entre elles » pour l’obtention de ses faveurs.

Difficile, pourtant aujourd’hui, de voir un séducteur dans cet homme au cheveu noir et clairsemé, au débit lent et à l’audition hésitante.

L’accusé nie également les attouchements sexuels dont il est accusé sur deux mineures, anciennes filles d’adeptes.

De même, il dément toute manipulation sectaire dans le fonctionnement du groupe, tentant de dédramatiser le principe de la « loi du retour », qui, selon les parties civiles, promettait le malheur à toute personne sortant du droit chemin.

En particulier, il a prédit au couple Lorenzato, qui les premiers en 2007 avaient dénoncé les agissements de ce qu’ils qualifiaient de secte, qu’un rocher ou un arbre s’écraserait sur leur domicile, dénonce leur avocat, Me Daniel Picotin.

« C’est un rêve que j’ai eu et j’ai appris en prison qu’un chêne était tombé sur leur maison. Je ne l’ai pas scié quand même ». « Vous sortez les choses de leur contexte mystique et chrétien », martèle-t-il.

Tang, condamné à deux ans et demi de prison en 1984 notamment pour extorsion de fonds, est aussi accusé d’avoir fait financer son train de vie par les membres du groupe. Entre 2005 et 2007, environ 150.000 euros auraient été versés sur ses comptes.

La défense, elle, va plaider l’acquittement. Pour elle, la communauté n’était pas une secte, mais un groupe religieux, aux pratiques légères et libres.

Le verdict est attendu le 18 septembre.

Source La Croix.com

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