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Rendez-vous média – Affaire Le Dinh

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F2Retrouvez l’émission « Faites entrer l’accusé » sur France 2, dimanche 8 septembre à 22h35, sur Robert Le Dinh, le «Saint élu».

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Communiqué de presse – Procès en appel de Tang

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Communiqué de presse


Le procès en appel formé par Robert LE DINH alias TANG devant la COUR D’ASSISES DE LA HAUTE-GARONNE à TOULOUSE se tiendra du mercredi 28 mars au vendredi 6 avril 2012 sachant que l’intéressé avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans et abus de faiblesse par la Cour d’Assise de l’Ariège le 18 septembre 2010.

Malheureusement, les membres historiques de la secte sont restés 23 ans sous l’emprise de TANG.

Monsieur et Madame LORENZATO sont les premiers à avoir porté plainte contre le Gourou en avril 2007 et seront à nouveau assistés au procès par Maître Daniel PICOTIN, Avocat au Barreau de Bordeaux.

S’ils avaient gardé le silence durant les deux ans et demi d’instruction judiciaire, ils ont décidé à nouveau de s’exprimer pour faire entendre leur droit de victime non seulement pour pouvoir réparer le douloureux vécu et aussi pour éviter que des faits similaires recommencent en faisant des victimes notamment des enfants.

Il est à noter que Robert LE DINH, malgré son incarcération, conserve encore des adeptes.

Durant plus de 20 ans, il a dirigé une communauté d’abord en Lot-et-Garonne puis en Ariège.

Il créait des couples, choisissait les prénoms des enfants, les orientations professionnelles des adeptes, si possible dans des métiers représentatifs du service public (ils sont d’ailleurs fonctionnaires) et régentait la vie quotidienne de tous les membres.

Il utilisait des méthodes coercitives particulières en brandissant notamment la manœuvre de la « loi du retour ».

Pour finir, il a abusé de tous les adeptes sachant que dans le cadre de la procédure, cinq autres parties civiles ont décidé de se révéler et que l’UNADFI sera également présente au procès.

Monsieur LE DINH avait déjà fait deux ans de prison en 1986 à AGEN et avait vu une des ses Associations épinglée par le Rapport Parlementaire sur les sectes en 1995 (l’ADLEIF – Association de Défense des Libertés d’Expression dans l’Institution Française).

Ce dossier, particulièrement emblématique du fonctionnement de la manipulation et de l’emprise mental, a fait l’objet d’une mention dans le cadre du rapport au Premier Ministre 2010 de la Miviludes publié récemment (Page 95).

La vie des époux LORENZATO et celle de leurs enfants a été en grande partie gâchée au plan familial, affectif et matériel durant ces 23 ans d’emprise mais ils souhaitent au moins que l’exemplarité de leur histoire soit utile à d’autres familles pour se garder du danger présenté par les Sectes et leur Gourou.

 

Contact presse :

Madame Marie-Hélène HESSEL

06.86.26.00.15 – hessel.marie@gmail.com

Les étranges nuits du « saint élu »

En Ariège, le gourou présumé d’une « secte » est accusé par cinq femmes dont deux mineures de « viols » et d’ »abus de faiblesse ». Lui crie au complot.

« M. Le Dinh, quand le Christ est venu vous ‘visiter’, que vous a-t-il dit exactement?« , Jacques Richiardi, le facétieux président de la cour d’assises de l’Ariège, paraît parfois un peu terre à terre. Mais en présence d’un homme présenté comme le gourou d’une communauté « mystique chrétienne » et accusé par cinq femmes dont deux mineures de « viols », d’ »agressions sexuelles » et d’ »abus de faiblesse » entre 1997 et 2007, le magistrat a décidé hier d’aller traquer la vérité au fin fond de la galaxie.

« Il y a eu un rayonnement, une lumière de sagesse, j’ai été envahi d’amour« , a expliqué Robert Le Dinh, 51 ans, impeccable avec son élégante chemise mauve et son petit foulard noué autour du cou. « Il m’a parlé, il m’a dit: ‘Tu es le saint élu.' » « Et ça veut dire quoi? » a demandé, trivialement, Me Daniel Picotin, l’un des avocats des parties civiles. « Je ne suis pas supérieur au pape, ni à personne, je suis différent, c’est un grand mystère« , a ajouté l’accusé. Le public du petit palais de justice de Foix semblait d’accord avec lui.

Avant d’être le « saint élu », Robert Le Dinh, dit « Tang », a d’abord été le fils d’un ouvrier vietnamien de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), père de six enfants. Passionné d’arts martiaux et fasciné par son maître de kung-fu, il envisage de devenir moine bouddhiste. Mais avec son CAP de cuisinier, il s’improvise médium et magnétiseur à Agen. « C’est vrai, j’ai des flashes, des prémonitions, je vois des choses dans le ciel. Je n’ai pas peur de le dire, reconnaît-il de sa voix grave. Mais les gens venaient pour des bricoles, des choses qui ne m’appelaient pas. »

Le président Richiardi lui fait remarquer que son frère le traite d’ »affabulateur » et évoque des disputes d’une grande violence avec son père. « J’ai toujours cherché la voix de la sagesse et de la douceur« , rétorque Robert Le Dinh, un peu dur de la feuille.

« J’avais une sexualité libre et débridée« 

Ayant entendu « l’appel du social et de l’humanitaire« , il organise en 1982 à Agen un rassemblement pour la paix et le désarmement prétendument parrainé par Yves Montand et Françoise Hardy. « Habité » par le Christ alors qu’il n’a que 23 ans, il fonde des associations caritatives et ce beau parleur un peu fumeux agrège autour de lui un petit groupe d’une vingtaine de fidèles. Ceux-ci s’installent ensemble dans une maison du Lot-et-Garonne, puis en Ariège à partir de 2005. « Il y avait beaucoup de jeunes« , remarque le président, feignant de s’étonner. « Les personnes venaient à moi librement, je ne les forçais pas« , répond-il. « Je ne regardais pas si elles étaient fragiles.« 

Sans emploi, Robert Le Dinh se lève tard, fume la pipe en sculptant et en peignant avant de dispenser son « enseignement » durant des nuits entières à ses fidèles harassés après leur journée de travail. « Je leur disais comment être un bon chrétien », résume benoîtement l’accusé. Les repentis de la communauté évoquent, eux, ces terribles « séances de positionnement » où ils devaient se justifier devant leurs pairs. L’homme qui se présentait comme le « troisième Messie« , ou « le grand monarque« , les menaçait de la « loi du retour« , principe selon lequel toute mauvaise action génère une catastrophe ou un malheur pour soi ou sa famille. « Ce n’était pas un monologue, mais un dialogue », se défend-il. « On pouvait mal le vivre.« 

Selon d’anciens « adeptes », il aurait imposé des rapports sexuels assortis de pratiques déviantes à plusieurs femmes chargées de recueillir durant la nuit ou au petit matin ses « rêves prémonitoires » et procédé à des attouchements sur deux de leurs filles alors âgées d’une dizaine d’années. « C’est vrai, j’avais une sexualité libre et débridée, mais je n’ai jamais forcé ni contraint quiconque », se justifie ce père de six enfants qui jure n’avoir jamais abusé de mineures. « Au contraire, elles bataillaient pour m’avoir et elles étaient jalouses de ma compagne.« 

230.000 euros provenant des dons de ses adeptes

Les fidèles étaient aussi priés de financer la communauté soit par le fruit de leur travail, soit par des collectes d’argent. Au besoin, ils retapaient les maisons et faisaient la cuisine. « On mettait tout en commun, on s’entraidait« , soutient Robert Le Dinh.

En passant ses comptes au peigne fin, les gendarmes ont quand même découvert que « saint élu » avait perçu 230.000 euros provenant des dons de ses adeptes entre 2005 et 2007. « Vous aimiez rouler en Mustang et en 4×4 et jouer tous les jours au Quinté« , a rappelé Me Daniel Picotin, étonné par cet attachement aux biens matériels.

Aujourd’hui, Robert Le Dinh, qui a déjà passé deux ans en détention provisoire, se dit victime d’un complot ourdi par un couple d’anciens adeptes, un douanier et une greffière, qui l’ont dénoncé en 2007. « Les accusateurs mentent« , assure sans détour Me Philippe Le Bonjour, l’un de ses avocats. « Toutes les personnes avaient une vie sociale et professionnelle, elles avaient le libre choix de rester ou de partir« , plaide-t-il.

Déjà condamné à deux ans et demi de prison en 1987 à Agen pour « escroquerie », « abus de confiance » et « extorsion de fonds », il encourt vingt ans de réclusion criminelle. « Il a une personnalité narcissique« , conclut l’expert psychiatre qui exclut toute pathologie délirante et discerne « une construction perverse où se retrouveraient l’homosexualité, le voyeurisme, l’exhibitionnisme, éléments d’un sadisme moral à travers des situations de pouvoir et d’emprise« . Verdict le 18 septembre.

Source Le JDD.fr

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