unadfiLe 24 novembre 2009, la présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, et le président du CCMM, Jacques Miquel, avaient répondu à l’invitation de l’avocat bordelais, Me Daniel Picotin, président de l’antenne Aquitaine du CCMM et avocat représentant les parties civiles dans l’affaire des « reclus de Monflanquin ».

A Bordeaux, les trois responsables ont dénoncé, au cours d’un point presse, le manque « d’outils juridiques » et le « désengagement de l’Etat ». Car, a expliqué Catherine Picard, la loi About-Picard contre l’abus de faiblesse, votée en 2001, n’est aujourd’hui plus suffisante pour lutter contre « les groupes importants ou les microstructures ».

Par ailleurs, à l’occasion d’une journée régionale des ADFI, à Villeneuve sur Lot, le 28 novembre 2009, Catherine Picard s’est exprimée sur l’affaire de Monflanquin qui est, à ses yeux, « un cas d’école ». Cela illustre la manipulation mentale et l’abus de faiblesse exercés sur des personnes que l’on ne soupçonnait pas comme étant « vulnérables ». « Personne n’aurait imaginé que des membres d’une même famille, socialement insérés, ayant un métier, puissent tomber dans le piège ». Cette affaire emblématique est aussi, note Catherine Picard, comme tant d’autres, liée à une escroquerie financière.

La présidente de l’UNADFI rappelle que c’est l’ADFI de Lot et Garonne qui, la première, avait signalé les faits au procureur de la République de l’époque en 2002. L’ADFI ayant rempli sa mission a ensuite passé le flambeau au CCMM. S’il n’y avait pas eu cette fin de non-recevoir dès le début, l’affaire n’aurait certainement pas pris cette tournure.

Catherine Picard termine, déplorant qu’il n’y ait pas « de ligne politique forte » et que, depuis deux ans, on cherche à « brouiller les cartes ». Et insiste-t-elle, la prévention reste avant tout « un axe essentiel ».

Sources : La Voix du Nord, 17.11.2009 & AFP, 24.11.2009 & LaDepeche.fr, Stéphane Bersauter, 30.11.2009