Le parquet général de Bordeaux a requis, jeudi, dix ans de réclusion à l’encontre de Thierry Tilly, accusé d’avoir escroqué et manipulé pendant des années toute une famille de la noblesse du Sud-Ouest.

Il a réclamé dix ans, la peine maximum encourue. « C’est la durée de la peine de réclusion qu’il a infligée à la famille de Védrines », a argumenté jeudi l’avocat général Pierre Bellet, lors de son réquisitoire devant la cour d’appel de Bordeaux où est jugé Thierry Tilly. Ce dernier est accusé d’avoir escroqué onze membres d’une famille de la noblesse du Sud-Ouest, les de Védrines, qu’il aurait manipulés pendant près d’une décennie. Pour son complice Jacques Gonzalez, il a requis  cinq ans de prison, dont un avec sursis.

Mercredi, les victimes présumées du procès des « reclus de Monflanquin« , dépouillées de tous leurs biens et marquées à jamais par leur aventure, ont témoigné une dernière fois devant le tribunal de Bordeaux, l’une d’elles comparant Thierry Tilly à « Hannibal Lecter ». Les deux frères Charles-Henri et Philippe de Védrines, des hommes installés, largement quinquagénaires au moment des faits, admettent qu’ils sont tombés rapidement dans le piège des histoires insensées racontées par le prévenu.

Guillemette a rejeté le mari épousé le mois précédent, Diane a accusé sa mère d’atteintes sexuelles, Amaury, l’un des plus jeunes, ne s’est jamais remis  psychologiquement et doit être suivi en permanence. Aujourd’hui, François aimerait bien « lui casser la figure ». Guillaume a servi de « larbin » au prévenu et relayait ses volontés auprès de la famille. Il estime aujourd’hui que M. Tilly s’est servi des dissensions de la famille pour s’y installer. « L’effet de groupe a été catastrophique,  notamment en l’absence de véritable chef de famille », avance-t-il.

Source : TF1 du 04/10/12