Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a reçu vendredi soir à la mairie les dix membres de la famille de Védrines, parties civiles dans le procès dit des reclus de Monflanquin, achevé un peu plus tôt devant le tribunal correctionnel de la ville. « C’est un bonheur de vous voir réunis ici (…) J’ai vu les réquisitions par la presse (…) J’espère que le jugement permettra de conclure ce cauchemar », leur a dit Alain Juppé.

Les de Védrines, parmi lesquels Charles-Henri, colistier d’Alain Juppé lors des municipales de 1995, étaient accompagnés de Me Daniel Picotin, qui défend cinq d’entre eux. Me Picotin a rendu hommage à l’élu pour son soutien lorsque l’avocat s’activait pour libérer les de Védrines, d’abord reclus dans leur château de Monflanquin, puis en Angleterre. Il lui a ensuite remis un Manifeste reprenant plusieurs propositions visant à améliorer la prise en compte juridique de la manipulation mentale, comme par exemple l’inscription dans le Code pénal, comme délit, voire comme crime, de « la mise sous emprise mentale préjudiciable », qu’un tiers pourrait dénoncer.

Source : Le JDD du 05/10/12