Affaire Tang

Procès du gourou Tang : « On aurait pu tuer pour lui »

0

Dans le procès en appel de Robert Le Dinh, accusé de viols aggravés, d’agressions sexuelles y compris sur des mineures et d’abus de faiblesse aggravé, une ancienne adepte a décrit hier, devant la cour d’assises de Haute-Garonne, ses 23 années de « prison mentale ».

« Assis, les mains sur les genoux, il fallait boire ses pensées. Si on bougeait, cela voulait dire que le mal était en nous. Au bout de 8 heures à le fixer, prise dans une sorte d’hypnose mentale, j’ai moi aussi vu une armée céleste autour de lui. »

À la barre de la cour d’assises de Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi Robert le Dinh, Isabelle Lorenzato raconte les 22 années et 7 mois passés « sous l’emprise » du gourou présumé. Elle a tant à dire depuis qu’elle a quitté « la secte » il y a cinq ans et qu’avec son mari, douanier et pompier volontaire, elle a dénoncé en avril 2007 les agissements de Robert Le Dinh pour que « tout cela s’arrête ». Comme elle l’avait fait devant la cour d’assises de l’Ariège qui a condamné Le Dinh à 15 ans de réclusion criminelle le 18 septembre 2010, Isabelle Lorenzato s’est de nouveau livré hier au récit complet de son « douloureux vécu ». Sa première rencontre à 19 ans, dans le Lot-et-Garonne avec celui qui se fait appeler « Tang » et qui dit avoir reçu un message divin du Christ faisant de lui « le troisième messie », l’« atmosphère de famille » qui se dégage du groupe et dont elle a tant besoin, et l’étau qui se referme très vite sur elle.

« Il était Dieu, la vérité »

« J’ai été prise tout de suite dans les mailles du filet, incapable d’analyser les choses par moi-même. Il nous expliquait qu’il fallait accepter la souffrance, dépasser nos limites pour sauver le monde. Il était Dieu, la vérité », explique cette greffière de la cour d’appel d’Agen.

Rapidement, les « missions sexuelles » ont accompagné la diffusion des tracts à la gloire de Tang, les réunions d’enseignement mystique chrétien, les révélations du « grand monarque » à recueillir à toute heure du jour et de la nuit. Sans oublier les interminables séances de positionnement au cours desquelles chaque personne prise en faute, même « pour une minute de retard » se voyait questionnée durant des heures sur son comportement devant la communauté.

La voix étranglée mais décidée à tout dire, Isabelle Lorenzato revient sur les fellations imposées, les rapports contraints y compris avec d’autres femmes du groupe et sur cette implacable « loi du retour » qui forçait à l’obéissance. « Il me disait que j’étais responsable des attouchements et des violences que j’avais subis étant plus jeune et que je devais en passer par là pour épurer mes fautes ».

Durant les 5 heures qu’a duré son audition, Isabelle Lorenzato s’est efforcée de faire comprendre aux juges et aux jurés l’« emprise et la manipulation mentale » que le gourou présumé exerçait sur son groupe, dans le Lot-et-Garonne d’abord et à partir de 2005 à Bonac-Irazein, près de Castillon en Ariège. « On aurait pu tuer pour lui », dit-elle à deux reprises. L’ascendant de Tang était tel qu’il choisissait les professions de ses jeunes adeptes, dans l’administration si possible, formait et défaisait les couples, décidait du nombre d’enfants et se faisait entretenir le plus naturellement du monde. C’est entre « un monde extérieur diabolisé » et une « atmosphère de peur continuelle » qu’a vécu Isabelle Lorenzato. « Aujourd’hui encore, alors que j’en suis sortie, que je sais que Tang est un être vide, sans aucun pouvoir, un escroc, la peur m’habite toujours ».

Source : La Dépêche du 03/04/2012

 

France 3 du 28 mars 2012

0

Voir la vidéo

Robert Le Dinh, appelé Tang, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle en 2010. Il est de nouveau jugé par la cour d’assises de Toulouse cette fois. Il lui est principalement repproché des viols et agresions sexuelles, y compris sur des mineures, ainsi qu’une emprise à dérive sectaire.

Le gourou présumé Le Dinh de nouveau aux assises

0

Condamné en première instance au tribunal de Foix dans l’Ariège, Robert Le Dinh, gourou d’une communauté spirituelle, est jugé en appel à partir de mercredi devant la cour d’assises de Toulouse. Le procès devrait se tenir pendant 10 jours, jusqu’au 6 avril.

Ce quinquagénaire, qui se fait appelé du diminutif de « Tang », est accusé de  viol et d’agressions sexuelles sur d’anciennes adeptes, y compris sur des mineures. Il est également soupçonné d’avoir exercé son emprise mentale.

Ce matin, au tribunal de Toulouse, après la nomination des jurés, une présentation générale de Robert Le Dinh a été faite. Cet homme refuse « qu’on le présente comme un leader de secte ». Il rappelle : « je n’ai jamais forcé personne, je suis un envoyé de Dieu, libertin et libre. J’ai simplement animé un groupe ». Cette après-midi est consacrée à la biographie plus détaillée de Robert Le Dinh.

Rappel du premier procès

En septembre 2010 à Foix, Robert Le Dinh avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de l’Ariège. Deux thèses radicalement opposées s’étaient affrontées au cours du premier procès de Robert Le Dinh.

D’un côté, d’anciens disciples ont décrit le gourou pervers d’une secte qui usait de son emprise pour obtenir des faveurs sexuelles mais aussi faire financer son train de vie. De l’autre, l’accusé évoquait une communauté « d’amis » dans laquelle il n’a jamais rien imposé à personne, et certainement pas des viols.

Expliquant avoir reçu, en 1982, une révélation du Christ, Tang, fils d’un ouvrier bouddhiste d’origine vietnamienne et d’une mère française catholique, dispensait des enseignements spirituels à une vingtaine de personnes, d’abord dans le Lot-et-Garonne, puis, à partir de 2005, dans l’Ariège. Son ascendant était tel qu’il conseillait les adeptes dans leur carrière, constituait les couples ou prénommait les enfants, d’après des témoins.

Un couple, Dominique et Isabelle Lorenzato, ex-adeptes, avait le premier dénoncé les faits, en 2007. Leur avocat, maître Picotin, expliquait à l’ouverture du procès en appel à Toulouse : « Robert Le Dinh est un prédateur, il faut absolument que ça s’arrête ».

Maître Pierre Le Bonjour et maître Edouard Martial défendent Robert Le Dinh et plaideront l’acquittement comme en première instance, démentant le caractère sectaire du groupe de Le Dinh.

Parmi les parties civiles, l’association de défense des familles UNADFI, qui soulignent que le groupe de Tang a été cité dans le dernier rapport de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). C’est un dossier « particulièrement emblématique du fonctionnement de la manipulation et de l’emprise mentale », dit le couple Lorenzato dans un communiqué. « On aborde ce dossier l’arme au pied », souligne leur avocat, maître Daniel Picotin, faisant valoir en particulier que les expertises psychiatriques avaient « très clairement conclu à l’emprise mentale » exercée par le gourou.

Le Dinh se dit innocent

0

justice

Au premier jour de son procès en appel devant la cour d’assises de Toulouse, Robert Le Dinh, poursuivi pour viols aggravés, agressions sexuelles entre autres sur des mineures et abus de faiblesse aggravé, a de nouveau clamé son innocence.

Dans ce procès, sept anciens adeptes ainsi que l’UNADFI, Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes, se sont portés partie civile.Dès le début de son procès, l’accusé qui se fait appeler « Tang » et qui a dirigé durant plus de vingt ans une communauté dans le Lot-et-Garonne puis en Ariège, a contesté tous les faits qui sont reprochés en assurant notamment que les relations sexuelles qu’il avait pu avoir avec des membres de son groupe, exclusivement des femmes, étaient « parfaitement consenties » et que celles-ci avaient toujours eu « leur libre arbitre et leur libre choix ».

«Pas de problème de consentement»

L’affaire Tang avait démarré en avril 2007, lorsque deux de ses anciens disciples, un couple de fonctionnaires qui avait rejoint le groupe dès sa création en 1984, avait dénoncé ses agissements auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège)( Lire notre édition d’hier). Le 5 septembre 2007, Robert Le Dinh était placé en garde à vue et, deux jours plus tard, mis en examen pour viols et agressions sexuelles aggravés, abus de faiblesse aggravé et finalement placé en détention provisoire.

Le 18 septembre 2012, Robert Le Dinh avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, la peine maximum pour des viols, par la cour d’assises de Foix. Incarcéré à l’issue du délibéré, il avait fait appel de sa condamnation.

Lors de ce procès en appel, Me Edouard Martial, l’un de ses trois avocats, a déclaré qu’il tenterait de démontrer que les « personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix » et qu’il n’y avait « pas de problème de consentement ».

« Nous nous méfions de l’idée dévastatrice de la secte et de l’emprise sectaire, qui est un fonds de commerce, à un étal offert à la compassion des uns et des autres » a déclaré Me Martial.

«Prison mentale»

Pour Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, à l’origine des poursuites, la dimension sectaire du dossier ne fait aucun doute.

« Notre objectif est que la cour comprenne les manipulations de « Tang » et comment il a pu abuser financièrement et sexuellement de ses victimes qui étaient dans une véritable prison mentale

[…] Malgré le rapport parlementaire et les condamnations, « Tang » a toujours une vingtaine d’adeptes, c’est insupportable pour ceux qui ont vécu un enfer auprès de ce prédateur », a indiqué Me Picotin. Le procès en appel de Toulouse s’achèvera le 6 avril.

Source : La Dépêche du 29/03/2012

Le « gourou » Robert Le Dinh jugé en appel

0

Ce chef d’une communauté spirituelle est rejugé à partir de mercredi devant la cour d’assises de Haute-Garonne pour le viol d’anciennes adeptes sur lesquelles il est accusé d’avoir exercé son emprise mentale. En 2010, il avait été condamné à 15 ans de prison.

Robert Le Dinh, gourou d’une communauté spirituelle, est jugé en appel à partir de mercredi devant la cour d’assises de Haute-Garonne notamment pour le viol d’anciennes adeptes sur lesquelles il est accusé d’avoir exercé son emprise mentale. En septembre 2010 à Foix, il avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Deux thèses radicalement opposées s’étaient affrontées au cours du procès de cet homme de 52 ans. D’un côté, d’anciens disciples ont décrit le gourou pervers d’une secte qui usait de son emprise pour obtenir des faveurs sexuelles mais aussi faire financer son train de vie. De l’autre, l’accusé évoquait une communauté d’amis dans laquelle il n’a jamais rien imposé à personne, et certainement pas des viols.

Emprise mentale : « un dossier emblématique »

Disant avoir reçu en 1982 une révélation du Christ, Tang, fils d’un ouvrier bouddhiste d’origine vietnamienne et d’une mère française catholique, dispensait des enseignements spirituels à une vingtaine de personnes, d’abord dans le Lot-et-Garonne, puis, à partir de 2005, dans l’Ariège. Son ascendant était tel qu’il conseillait les adeptes dans leur carrière, constituait les couples ou prénommait les enfants, d’après des témoins. S’il est mis en cause, dit-il, c’est le résultat d’une machination fomentée par Dominique et Isabelle Lorenzato, ex-adeptes motivés par la jalousie et le dépit amoureux. Le couple avait le premier dénoncé les faits, en 2007.

Me Le Bonjour, qui avec Me Martial plaidera l’acquittement comme en première instance, dément le caractère sectaire du groupe de Le Dinh. Si Robert Le Dinh était le « chef » d’un groupe, l’avocat met en doute la « force de son emprise sur les gens. Il faudra voir si elle était suffisante pour contraindre quelqu’un à être amoureux ou à avoir des relations sexuelles« , dit-il. Un avis que ne partagent évidemment pas les parties civiles, parmi lesquelles l’association de défense des familles UNADFI, qui soulignent que le groupe de Tang a été cité dans le dernier rapport de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). C’est un dossier « particulièrement emblématique du fonctionnement de la manipulation et de l’emprise mentale« , dit le couple Lorenzato dans un communiqué. « On aborde ce dossier l’arme au pied« , souligne leur avocat, Me Picotin, faisant valoir en particulier que les expertises psychiatriques avaient « très clairement conclu à l’emprise mentale » exercée par le gourou. Le procès se terminera le 6 avril.

 

Source : TF1 news du 27/03/12

Procès en appel mercredi à Toulouse du gourou présumé de l’Ariège

0
TOULOUSE (AP) — Le procès en appel de Robert Le Dinh, ce gourou présumé poursuivi pour viols, agressions sexuelles y compris sur des mineures et abus de faiblesse, s’ouvre mercredi devant la cour d’assises de Toulouse. Sept anciens adeptes de son groupe, auquel certains ont appartenu durant plus de vingt ans, se sont portés parties civiles dans ce procès.

Robert Le Dinh, qui se fait appeler « Tang », avait été condamné le 18 septembre 2010 à 15 ans de réclusion criminelle, la peine maximum pour des viols, par la cour d’assise de Foix. Incarcéré à l’issue du délibéré, il avait fait appel de sa condamnation.
Durant plus de vingt ans, Robert Le Dinh a dirigé une communauté d’une vingtaine de personnes d’abord dans le Lot-et-Garonne, puis en Ariège, avant de faire l’objet d’une plainte et d’être placé en garde à vue le 5 septembre 2007 et, deux jours plus tard, d’être mis en examen et placé en détention provisoire.

L’affaire avait démarré en avril 2007, lorsque deux de ses anciens disciples adeptes, un couple de fonctionnaires qui avait rejoint le groupe dès sa création en 1984, avait dénoncé ses agissements auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège).
Né en 1959 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ce fils d’ouvrier bouddhiste d’origine vietnamienne et d’une mère française catholique, dit avoir reçu un message divin du Christ en 1982 faisant de lui « le serviteur » ou « le troisième messie ».

C’est après cette « révélation » qu’il a commencé à délivrer un message messianique centré sur Jésus-Christ et formé en 1984 un groupe « pour la paix dans le monde ». Très rapidement, ce groupe s’était monté en diverses associations caritatives, sportives ou humanitaires telles que l’EMP, Enseignement de Me Philippe ou encore l’ADLEIF, Association de défense des libertés d’expression dans l’institution française. Dédiée à l’aide aux détenus, cette structure, qui a depuis été dissoute, avait été citée par le rapport parlementaire sur les sectes en 1995.
Tang et son groupe ont également fait l’objet d’une mention dans le rapport 2010 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

La première communauté formée par Robert Le Dinh avec une vingtaine de personnes a vu le jour en 1984 à Madaillan (Lot-et-Garonne) et s’était par la suite déplacée en 2005 près de Castillon (Ariège).

Dans le cadre de l’instruction et du premier procès de Robert Le Dinh, d’anciens disciples, surtout des femmes, ont décrit « la manipulation », « les méthodes coercitives », les viols et les agressions sexuelles exercées par leur chef spirituel, y compris sur des mineures sous couvert de missions divines et de « loi du retour » en vertu de laquelle les adeptes encourraient une catastrophe en cas de mauvaise action ou de désobéissance.

Au sein de leur groupe, qu’ils qualifient de « secte », ces anciens adeptes en situation « d’hypnose mentale » ont indiqué que leur salaire servaient à assumer tous les frais et charges de Robert Le Dinh et qu’ils lui versaient d’importantes sommes d’argent appelées « semaine », « clichés » ou « dîme du roi ». Aux dires des témoins, Tang décidait aussi de leur orientation professionnelle, formait et défaisait les couples.
Pour l’avocat bordelais Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, membres historiques du groupe et à l’origine des poursuites, la dimension sectaire du dossier ne fait aucun doute.

« Tous les critères de la dérive sectaire sont dans le dossier. Cet homme qui se présentait comme ‘le troisième messie’ a coupé des familles de leur environnement, les exploitait financièrement et avait totalement annihilé le consentement de ses adeptes. Il avait le contrôle total pour le moindre élément de leur vie. C’est lui qui mariait et démariait les couples et qui choisissait un ‘métier respectable’ pour les jeunes majeurs qui étaient sous sa coupe », a déclaré Me Picotin à l’Associated Press.

Robert Le Dinh a toujours affirmé que les relations sexuelles rapportées par d’anciennes adeptes étaient consenties et a par ailleurs toujours contesté les agressions sexuelles sur des mineures ainsi que son rôle de chef de secte ou de gourou.

En Ariège, Le Dinh était employé dans l’entreprise Ariège Couserans Plomberie, une société créée par l’une de ses proches sur ses conseils, et percevait une rémunération pour son activité de cuisinier au sein du groupe. Avant sa condamnation à Foix, il avait été condamné à deux ans et demi d’emprisonnement pour extorsion de fonds, abus de confiance et escroquerie par la cour d’appel d’Agen en décembre 1987.
Le procès en appel de Toulouse s’achèvera le 6 avril.

Communiqué de presse – Procès en appel de Tang

0

Communiqué de presse


Le procès en appel formé par Robert LE DINH alias TANG devant la COUR D’ASSISES DE LA HAUTE-GARONNE à TOULOUSE se tiendra du mercredi 28 mars au vendredi 6 avril 2012 sachant que l’intéressé avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans et abus de faiblesse par la Cour d’Assise de l’Ariège le 18 septembre 2010.

Malheureusement, les membres historiques de la secte sont restés 23 ans sous l’emprise de TANG.

Monsieur et Madame LORENZATO sont les premiers à avoir porté plainte contre le Gourou en avril 2007 et seront à nouveau assistés au procès par Maître Daniel PICOTIN, Avocat au Barreau de Bordeaux.

S’ils avaient gardé le silence durant les deux ans et demi d’instruction judiciaire, ils ont décidé à nouveau de s’exprimer pour faire entendre leur droit de victime non seulement pour pouvoir réparer le douloureux vécu et aussi pour éviter que des faits similaires recommencent en faisant des victimes notamment des enfants.

Il est à noter que Robert LE DINH, malgré son incarcération, conserve encore des adeptes.

Durant plus de 20 ans, il a dirigé une communauté d’abord en Lot-et-Garonne puis en Ariège.

Il créait des couples, choisissait les prénoms des enfants, les orientations professionnelles des adeptes, si possible dans des métiers représentatifs du service public (ils sont d’ailleurs fonctionnaires) et régentait la vie quotidienne de tous les membres.

Il utilisait des méthodes coercitives particulières en brandissant notamment la manœuvre de la « loi du retour ».

Pour finir, il a abusé de tous les adeptes sachant que dans le cadre de la procédure, cinq autres parties civiles ont décidé de se révéler et que l’UNADFI sera également présente au procès.

Monsieur LE DINH avait déjà fait deux ans de prison en 1986 à AGEN et avait vu une des ses Associations épinglée par le Rapport Parlementaire sur les sectes en 1995 (l’ADLEIF – Association de Défense des Libertés d’Expression dans l’Institution Française).

Ce dossier, particulièrement emblématique du fonctionnement de la manipulation et de l’emprise mental, a fait l’objet d’une mention dans le cadre du rapport au Premier Ministre 2010 de la Miviludes publié récemment (Page 95).

La vie des époux LORENZATO et celle de leurs enfants a été en grande partie gâchée au plan familial, affectif et matériel durant ces 23 ans d’emprise mais ils souhaitent au moins que l’exemplarité de leur histoire soit utile à d’autres familles pour se garder du danger présenté par les Sectes et leur Gourou.

 

Contact presse :

Madame Marie-Hélène HESSEL

06.86.26.00.15 – hessel.marie@gmail.com

Le Dinh jugé en appel à Toulouse

0

On prend les mêmes et on recommence. Du 21 au 30 septembre prochain, Robert Le Dinh sera jugé en appel par la cour d’assises de Haute-Garonne. Le 18 septembre 2010, les jurés de la cour d’assises de l’Ariège à Foix l’ont condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Une condamnation qui était allée au-delà des réquisitions de l’avocat général, qui préconisait une peine d’emprisonnement de 10 à 12 ans pour une série de viols assortis d’abus de faiblesse.

Pendant une semaine, là aussi, Robert Le Dinh, décrit sobrement comme chef d’un groupe spirituel, avait dû faire face à ses victimes supposées, dont Isabelle, demeurant toujours dans l’Agenais, qui avait choisi en 2007 de révéler les exactions supposées de Le Dinh interpellé à son domicile par les gendarmes et placé en détention provisoire. Cette thèse de la secte, les avocats de Le Dinh avaient tenté de la démonter lors de leurs plaidoiries, décrivant des victimes « consentantes ».

Lors du premier procès, l’avocat du couple n’était autre que Daniel Picotin, l’un des spécialistes français des dérives sectaires, avocat de l’Association nationale de défense de la famille et de l’individu (ADFI) et président d’Infosectes Aquitaine. D’autres victimes se sont porté partie civile. L’avocat agenais Me Laurent Bruneau sera aussi du procès en appel, comme il l’avait été en septembre dernier dans l’Ariège.

 

Source : La Dépêche du 06/09/11

13h de TF1 le 15/06/11

0

Rapport annuel, la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires.

Voir la vidéo :


 

 

15 ans de réclusion pour Robert Le Dinh

Voir les vidéos

Aux assises de l’Ariège, à Foix, Robert le Dinh dit Tang était accusé de viols et agressions sexuelles

Robert Le Dinh, jugé pour viols et agressions sexuelles a été condamné par la cour d’assises de Foix à 15 ans de réclusion.  Après trois heures de délibéré, les jurés sont allés au-delà des réquisitions de l’avocate générale, Cécile Deprade, qui avait demandé une peine qui « ne soit pas inférieure à 10 ou 12 ans « .

« Il avait tout mis en place pour que les adeptes, et plus particulièrement les femmes, soient assujettis » a déclaré l’avocate générale Cécile Deprade dans son réquisitoire. Pour elle, il y avait bien un système de « persuasion coercitive« .

Cécile Deprade a cité un témoin selon lequel « il utilisait nos corps et utilisait nos esprits« . « Tout est dit dans cette phrase » a lancé l’avocate générale en ajoutant: « Oui ces adeptes sont dans un carcan, oui ils sont dans une prison ! ».

Les défenseurs de Robert Le Dinh, ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel de ce verdict tandis que la femme et deux des filles de l’accusé éclataient en sanglots.

Deux thèses radicalement opposées s’affrontent depuis le 10 septembre et l’ouverture du procès de Robert Le Dinh, jugé pour viols et agressions sexuelles, y compris sur des mineures, ainsi que pour abus de faiblesse.

D’un côté, d’anciens disciples décrivent un gourou pervers qui usait de son emprise pour obtenir des faveurs sexuelles mais aussi faire financer son train de vie. De l’autre un accusé de 51 ans qui dit ne pas craindre être qualifié de « gourou« , mais le gourou d’une communauté d’amis dans laquelle il n’a jamais rien imposé à personne et certainement pas des viols. Toutes les relations sexuelles étaient « librement consenties« , martèle-t-il. Il dément toute agression sexuelle sur mineure.

Disant avoir reçu en 1982 une révélation du Christ, ce fils d’un ouvrier bouddhiste d’origine vietnamienne et d’une mère française catholique, dispensait des enseignements spirituels quotidiens à une vingtaine de personnes, d’abord dans le Lot-et-Garonne, puis, à partir de 2005, dans l’Ariège. Son ascendant était tel qu’il conseillait les adeptes dans leur carrière, constituait les couples ou prénommait les enfants, d’après des témoins.

S’il est mis en cause, assure-t-il, c’est le résultat d’une machination fomentée par Dominique et Isabelle Lorenzato, d’ex-adeptes motivés par la jalousie et le dépit amoureux. Le couple avait le premier en 2007 dénoncé les faits présumés.

De nombreux témoins sans rapport les uns avec les autres sont venus décrire à la barre le même modus operandi de la part de l’accusé, à savoir des fellations imposées au réveil du « saint élu » ou en voiture.

Pour les parties civiles, le caractère sectaire de la communauté et la soumission qui en découle ne font aucun doute. « On est face à une vraie secte« , dit Me Daniel Picotin, avocat des Lorenzato, citant « l’obéissance à un leader incontesté, les relations financières, la privation de sommeil ou les séances de positionnement » pendant lesquelles tout adepte accusé de s’être écarté du droit chemin était questionné pendant des heures.

« S’il est certain que Tang (le surnom de l’accusé) avait une certaine emprise sur les membres de sa communauté, était-elle suffisante pour supprimer leur libre arbitre? » dit Me Pierre Le Bonjour. « Si quelqu’un avait tué sous l’emprise de Tang, serait-il considéré comme irresponsable par une cour d’assises ? »

Robert Le Dinh comparaissait libre après deux ans de détention provisoire.

Me Pierre Le Bonjour, pour la défense qui avait plaidé l’acquittement, a estimé que l’on « avait fait le procès des sectes et pas celui de Tang, jugé coupable avant même l’ouverture des débats ».

Pour les parties civiles au contraire, c’est « une immense satisfaction« .  « Il y a un aspect pédagogique de la décision », a commenté Me Daniel Picotin, avocat des Lorenzato, relevant que l’accusé avait été condamné à la peine maximum encourue pour des viols.

Source : France 3

Haut de page