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Article Sud Ouest du lundi 15 octobre 2018: double peine pour l’ancien gourou

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Gironde : des soupçons autour du groupe spirituel Girolle

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Sept personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte fin 2015 après une dénonciation d’abus de faiblesse.

Sept personnes ont été placées en garde à vue, mercredi, par les gendarmes de la compagnie de Bouliac au terme d’une opération d’interpellations lancée dès l’aube. Quatre l’étaient toujours hier soir. Toutes sont membres de l’association Girolle, créée en 1986 et établie à Val-de-Virvée, dans le Blayais. Girolle, pour Groupe d’incitation et de recherches pour une ouverture et une libération des langages de l’être, revendique une trentaine d’adhérents. « Notre symbole, la girolle, évoque l’épanouissement de l’être dans son cheminement personnel et en tant que membre d’une Humanité fraternelle », décrit leur site

Dénonciation en 2015

Depuis sa création, le groupe spirituel suscite curiosité et commentaires. Décrit comme « une communauté étrange et opaque » qui pratique un « ésotérisme hermétique » ou au contraire comme un « groupe paisible et discret qui vit sa vie », Girolle intrigue. Fin 2015, une proche de deux membres de l’association a dénoncé un phénomène d’emprise mentale.

 Des faits qui, s’ils sont avérés, constituent un délit d’« abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement ».

Une qualification qui figure dans le code pénal au chapitre « de la mise en danger de la personne » et qui fait encourir à son éventuel auteur une peine de trois ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. Sanction portée à cinq ans et 750 000 euros pour « le dirigeant de fait ou de droit d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités ».

Aucune plainte

Pourtant pour l’heure, aucune plainte n’a été déposée par des membres ou anciens membres du groupe. Par crainte de réminiscences douloureuses ou tout simplement parce qu’il n’y a pas de raison de se plaindre ? Les avis divergent.

Quatre des gardés à vue sont membres de la même famille dont le patriarche, aussi le plus sachant, conduirait la réflexion des membres de Girolle. Tous ont été auditionnés, le siège et leurs lieux de vie parfois communs ont été perquisitionnés. Les gendarmes cherchent en effet à vérifier ou infirmer l’hypothèse de la dérive sectaire.

L’opération d’hier arrive après un autre épisode judiciaire mis sur la place publique par le biais du site Internet et concernant un membre du groupe spirituel. Suite à une ordonnance provisoire qui le privait de ses enfants après un signalement, un père avait entamé une grève de la faim avec ses parents (lire notre édition du 26 février). La protestation avait duré quarante jours. La justice avait estimé qu’il y avait « urgence à agir pour ces mineurs évoluant au sein d’une communauté aux pratiques religieuses extrêmement contraignantes ». Recontacté lundi suite à cet article pour lequel il demandait un droit de réponse, le père a exprimé le manque de ses enfants et a redit qu’il persistait « dans l’impression qu’on veut dénigrer le groupe ». « On parle de nous, mais personne n’est venu nous voir vivre ». Il savait Girolle ciblé par une enquête pénale et goûtait peu ce mélange des genres.

Fustigeant ceux « qui font de la recherche ou de la fabrique de sectes un business », il dénonçait « la discrimination envers les groupes spirituels minoritaires », lassé que la rumeur « ait plus de poids que les faits ». Il a été remis en liberté hier, de même qu’une autre membre du groupe. Il n’a pas donné suite à notre appel.

« Au lieu d’invoquer des faits réels, on se contente de penser », écrit Me Jean-Pierre Joseph, l’avocat de Girolle, dans un communiqué daté du 23 mai. « Il est vrai que leurs pratiques philosophiques les éloignent des fast-foods, des hypermarchés, de la nourriture industrielle et d’un certain enseignement nivelé par la base et qu’il est possible que les interrogations des biens pensants concernant l’association n’aient pour objectif que de freiner cet éloignement ».

 Source: Sud-Ouest du 14 juin 2018

Reclus de Monflanquin : récupérer le château, ou la dernière bataille des victimes du gourou

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Hier lundi, les Védrines avaient rendez-vous à la cour d’appel pour une nouvelle bataille judiciaire.

Doit-on se préoccuper quand on achète un bien, de l’état mental des différents propriétaires qui se sont succédé dans la jouissance de ladite bâtisse ? Cela paraît dingue mais c’est pourtant en substance la question à laquelle les magistrats de la cour d’appel d’Agen devront répondre dans le dernier volet de l’affaire des Reclus de Monflanquin. En jeu : le retour dans le giron des Védrines du château de Martel à Monflanquin, berceau familial depuis près de quatre siècles. Un bien dont les Védrines s’étaient délestés en 2008 quand ils furent sous l’emprise mentale du « gourou », Thierry Tilly, qui avait manipulé 11 membres de la famille au point de leur soutirer 4,5 millions d’euros.

Quid de la deuxième vente ?

Charles-Henri et Christine de Védrines et leurs enfants, Amaury, Guillaume et Diane avaient obtenu du TGI qu’il annule la première vente du château à la SCI Yife au motif qu’ils n’étaient pas sains d’esprit. Problème, le château avait été revendu quelques mois plus tard, en 2009, à un tiers. Or, le TGI avait jugé que ce dernier, toujours propriétaire du château, était de bonne foi au moment d’acquérir Martel et donc qu’il n’y avait pas lieu d’annuler cette vente. Au grand dam des Védrines qui ont donc interjeté appel et lancé un deuxième assaut, hier. Me Daniel Picotin, qui mène là une ultime bataille après quatorze ans de marathon judiciaire aux côtés des Reclus de Monflanquin, voit là l’opportunité de mettre un point final à ce dossier et de rendre une bonne fois pour toutes « la dignité » à ses clients.

« Justice doit être rendue aux Védrines sinon ce serait donner raison au gourou. La justice a l’occasion de montrer qu’elle est plus forte que lui. » Pour ce faire, Me Picotin avec Me Maixant se sont employés à démontrer, dans un premier temps, que la nullité de la première vente devait par ricochet entraîner la nullité de la deuxième. Puis, dans un deuxième temps, que la seconde acquéreuse ne pouvait ignorer l’histoire des Reclus de Monflanquin et qu’elle ne serait donc pas de bonne foi.

« Extravagant »

« L’élément nouveau, c’est que l’actuelle propriétaire habitait, au moment de la vente, à 40 km de Monflanquin, à Saint-Beauzeil (Tarn-et-Garonne). Or, tout le pays connaissait en 2009 l’histoire des Reclus ! Doit-on considérer parce qu’elle ne lit pas la presse, ne regarde pas la télé et n’écoute pas la radio, qu’elle est la recluse de Saint-Beauzeil », s’est amusé Me Maixant. Au relais, Me Picotin a suggéré que l’opération avait été menée conjointement par le notaire Me Boué (condamné en première instance à verser plus de 700 000 euros pour défaut de conseil), le premier acquéreur, la SCI Yife et le marchand de biens au bénéfice de la dernière acquéreuse qui a acheté le château à vil prix.

Me Lamarque pour le compte de la SCI Yife et Me Larrat pour celui du notaire ont éreinté un raisonnement jugé « extravagant », rappelant notamment qu’aucune poursuite pénale n’avait été engagée à l’encontre de leurs clients respectifs. « Pour des gens qui n’étaient plus sains d’esprit, le montage de la première vente est tout de même très subtil et n’avait pour objectif que de conserver le bien in fine », a fait remarquer Me Lamarque. Pour la défense de l’actuelle châtelaine, Me Merry Larroche demeure incrédule : « Il n’y a aucun élément de preuve démontrant qu’elle serait membre de je ne sais quelle association malfaisante ! Elle a beaucoup voyagé dans sa vie et ignorait tout de cette affaire au moment de l’achat. Elle est de bonne foi. Remettre en cause cette vente, ce serait remettre en cause toute la jurisprudence en la matière et créer une insécurité juridique sans précédent. » La cour rendra son délibéré le 24 octobre et dira si, oui ou non, Charles-Henri de Védrines pourra « mourir dans (son) château ». Souhait qu’il a formulé à l’issue de l’audience.

La Dépêche : « Reclus de Monflanquin : le dossier continue son chemin »

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Clos d’un strict point de vue pénal avant la condamnation en appel de l’escroc manipulateur Thierry Tilly et d’un comparse en juin 2013 (*), le dossier des reclus de Monflanquin continue son chemin, parsemé de nids-de-poule, depuis deux ans.

Il conviendrait d’ailleurs de semer des cailloux ou de la mie de pain au choix pour ne pas perdre sa route. Ainsi, le 13 avril, la chambre civile de la Cour de cassation à Paris a tout bonnement rejeté le pourvoi de l’agent immobilier directement impliqué ès qualité dans la vente des biens immobiliers de la famille De Védrines en 2008.

Depuis 2001, onze personnes ont vécu recluses à Monflanquin puis à Oxford avant de se libérer de l’étreinte psychologique de leur bourreau. Sous le joug de Tilly à l’époque avant d’en être libérés en 2009, les De Védrines avaient porté via leurs avocats devant les tribunaux qu’ils n’étaient pas en pleine possession de leurs moyens intellectuels quand ils ont signé l’acte de vente de Martel, la propriété familiale depuis des lustres.

La Cour de cassation ne fait que confirmer la décision de la cour d’appel d’Agen du 17 novembre 2014, qui contredisait elle-même la décision de première instance au tribunal de commerce. Les magistrats agenais avaient alors estimé que le principe d’insanité d’esprit devait être retenu dans ce cas de figure, ce qui dédouanait les consorts De Védrines de la moindre once de responsabilité au moment de la vente en janvier 2008. Assisté de Me Laurent Bruneau, l’agent immobilier de Monflanquin avait refusé cette décision. Il expliquait entre autres qu’il n’était pas au courant à l’époque du dossier qui défrayait la chronique judiciaire dans le pays tant sur le papier que sur le petit écran ou les ondes. L’information n’était ainsi pas arrivée jusqu’à ses oreilles, alors que ses locaux professionnels sont à moins de 10 km du château Martel. Le film n’est toutefois pas près d’afficher le mot « fin».

La date de l’épilogue n’est pas connue puisque Charles-Henri de Védrines et sa conjointe ont fait appel de la décision intervenue l’an dernier, et souhaitent obtenir la nullité de l’ensemble des procédures de vente des biens immobiliers appartenant à la famille.

La date de ce procès en appel n’est pas encore connue. «Dès lors que cette affaire est gagnée devant la Cour de cassation, c’est plutôt prometteur», estime pour sa part Me Daniel Picotin, l’avocat du couple et de ses deux enfants. «Il est estimé que l’abus de faiblesse avec mise sous sujétion psychologique équivalait en droit civil à une insanité d’esprit rendant nuls les contrats civils». Seul écueil, le château Martel n’est plus la propriété de la société civile immobilière qui en avait fait l’acquisition. Et là, la justice a pour l’instant tranché en faveur de l’actuelle propriétaire, dont l’acte d’achat n’a pour l’instant pas été remise en cause.

Source : La dépêche du 21/04/16

Lot-et-Garonne : les reclus de Monflanquin ne récupèrent finalement pas leur château

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RTL18.12

Pour faire simple : les reclus de Monflanquin, Charles et Christine De Védrines, auraient récupéré leur château de Martel à Monflanquin, le berceau de la famille depuis des siècles, si d’aventure il n’avait pas été revendu entre-temps.
 
Le hic, c’est qu’il l’a été à une personne, l’actuel propriétaire, dont le tribunal de grande instance d’Agen a jugé de bonne foi. En revanche, il a annulé la première vente mais en se bordant au moyen d’un dispositif juridique complexe, il s’est préservé d’un effet domino qui aurait invalidé la deuxième vente.

Le notaire condamné
Par ce jugement, le TGI estime que la vente du 28 janvier 2008 quand les consorts Védrines étaient encore sous l’emprise du gourou était entachée d’irrégularités et met en avant le notaire de Valence-d’Agen chez lequel la transaction s’est tenue.

Ce dernier est ainsi condamné à verser 200 000 euros de dommages et intérêts aux époux Védrines et 490 000 euros à la société civile immobilière toulousaine qui avait acheté le château en première main. 

Source : Sud Ouest du 17/09/15

Sud Ouest – Gironde : vrais viols ou faux souvenirs

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Accusé d’inceste, un père soutient devant la justice que les souvenirs de sa fille aujourd’hui adulte ont été artificiellement créés par le pseudo-thérapeute de celle-ci.

RTL18.12

En 2013, le Conseil national de l’Ordre des médecins a radié un généraliste périgourdin pour le viol d’une adolescente survenu trente-trois ans plus tôt lors d’une consultation dans son cabinet. Le praticien, qui protestait de son innocence, a été sanctionné par ses pairs uniquement sur le fondement de l’intime conviction. Les dénonciations avaient en effet été bien trop tardives pour pouvoir donner lieu à une enquête pénale. Les mineurs victimes d’abus sexuels ne peuvent déposer plainte que dans les vingt années qui suivent leur majorité.

Une fille traumatisée

Le 6 mai prochain, la 5e chambre civile de la cour d’appel de Bordeaux sera amenée à se prononcer dans une affaire similaire, relative cette fois à des agissements incestueux beaucoup trop anciens pour être poursuivis.

Un quart de siècle après les agressions dont elle affirme avoir fait l’objet, une assistante commerciale du Réolais demande à la justice de reconnaître la faute de son père et de lui allouer à elle 15 000 euros de dommages-intérêts (1).

Ce n’est pas tant une affaire d’argent que de reconstruction personnelle. La justice est ici convoquée tout autant pour donner du crédit à une souffrance en condamnant son auteur que pour l’apaiser.

La plaignante, défendue par Me Patricia Gravellier, fournit des récits détaillés, évoque avec précision certains épisodes sexuels survenus alors qu’elle avait entre dix et treize ans.

L’un d’entre eux est confirmé par une amie d’enfance, qui soutient avoir subi elle aussi des attouchements de la part du père, un soir où elle était venue dormir chez la plaignante. Le mari de celle-ci et l’un de ses frères assurent aussi avoir été témoins de son mal-être depuis des années. Et l’expert psychiatre Paul Bonnan, désigné par l’institution judiciaire, confirme l’existence d’un traumatisme, responsable d’un état dépressif, en écartant toute tendance à l’affabulation. Mais sans pouvoir en préciser l’origine.
Un père dévasté

De l’autre côté de la barre, le père, dévasté par ces révélations au point d’avoir voulu mettre fin à ses jours, se défend pied à pied. Son épouse, l’un de ses fils qui juge peu vraisemblables les accusations de sa sœur, ont pris son parti.

Son avocat, Me Daniel Picotin, a remis à la cour d’appel différents documents attestant d’une relation autrefois harmonieuse entre le père et la fille : des cartes chaleureuses adressées à son père pour son anniversaire, une vidéo tournée lors de son mariage où, radieuse, elle apparaît à son bras… Il s’étonne aussi qu’elle ait pu héberger ses parents à son domicile à l’époque où ils traversaient de graves difficultés financières, cela peu de temps après avoir révélé à son mari les agressions sexuelles qu’elle aurait subies dans sa jeunesse.

La psychologue clinicienne qui a examiné à la demande de la défense les écrits de la plaignante a mis en évidence des « allusions érotiques » qui, de son point de vue, ne sont pas compatibles avec un traumatisme psychosexuel lié au père. Elles seraient la marque d’une problématique œdipienne mal soignée par celle qui a accompagné la jeune femme pendant plusieurs années et lui a conseillé d’engager une action judiciaire.

Une coach sur le gril

La plaignante a consulté pendant quatre ans celle qu’elle appelle sa thérapeute et qui se présente aujourd’hui comme « coach en développement personnel ». Cette femme n’est ni psychiatre ni psychologue. Et le titre qu’elle revendique ne correspond à aucun diplôme universitaire.

Son intervention a conduit Me Daniel Picotin à mettre la cour d’appel en garde contre le syndrome des « faux souvenirs induits », un phénomène mis en évidence aux États-Unis par les travaux de l’universitaire Élisabeth Loftus.

Celle-ci stigmatise l’action de certains thérapeutes autoproclamés dont les pratiques facilitent la résurgence d’abus sexuels subis pendant l’enfance et qui auraient été refoulés pendant des années ou des décennies. Au risque de créer de vraies fausses victimes en persuadant ces personnes qui, au demeurant, vont mal, mais pour de tout autres raisons, que leur intégrité a été bafouée.

Selon Me Patricia Gravellier, le conseil de la plaignante, cette thèse n’a pas lieu d’être retenue. Plusieurs témoignages, dont celui du mari de sa cliente, prouvent en effet qu’elle a avoué ce qu’elle avait vécu à son entourage bien avant que la coach en développement personnel ne la prenne en main.

D’autres études démontrent que les souvenirs deviennent plus prégnants à l’occasion d’événements particuliers. En l’espèce, le fait déclencheur de la plainte serait la révélation du viol d’un cousin âgé de 5 ans par un autre membre de sa famille.

Faisceau de présomptions d’un côté, absence d’éléments probants de l’autre, sur fond de possible manipulation mentale. Autant dire qu’il ne sera facile de trancher. Il y a des jours où l’on n’a pas forcément envie de se mettre à la place des juges.

Source : Sud Ouest du 06/04/15

Article Sud Ouest: Les reclus de Monflanquin mettent le siège

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Le nouveau détective 3 octobre 2012: Un gourou peut en cacher un autre

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20 minutes lundi 24 septembre 2012: une famille entière manipulée

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