Dans la presse

Article Sud Ouest 25 août 2018: ils planifiaient des rapts d’enfants

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Les reclus de Monflanquin – Une famille sous influence

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SO

Dernier round pour l’affaire des « Reclus de Monflanquin »

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Le 11 juin prochain, les Védrines ont rendez-vous avec la cour d’appel pour tenter une nouvelle fois de récupérer le château familial de Martel, bradé du temps du gourou.

La cour d’appel d’Agen sera probablement le théâtre du dernier épisode de la saga judiciaire des Reclus de Monflanquin.

Le lundi 11 juin à 14 heures, Charles-Henri et Christine de Védrines, deux des Reclus, viendront, accompagnés de leurs avocats, dont Me Picotin du barreau de Bordeaux, au palais de justice d’Agen avec des objectifs ambitieux : non seulement il s’agira d’obtenir de la cour la confirmation du jugement en première instance mais plus encore arracher la nullité de la deuxième vente du château de Martel à Monflanquin, le berceau de la famille des Védrines depuis des siècles. Ce qui permettrait à Charles-Henri et Christine de Védrines de récupérer ce bien précieux dont ils estiment avoir été contraints de céder, sous l’emprise mentale du gourou Thierry Tilly.

Magistrats audacieux

Un vrai challenge sur le plan juridique mais qui au vu des dernières décisions dans cette affaire et à l’évolution constante de la jurisprudence n’est pas à exclure, la cour d’appel d’Agen s’étant montrée notamment dans ce dossier plutôt audacieuse.

Rappelons que le château de Martel a été cédé par les Védrines en janvier 2008 « au prix d’un appartement bordelais », soit 470 000 euros malgré avec ses 1 000 m2 et son 1,7 hectare de terrain. La vente de Martel était un nouvel avatar de l’entreprise de pillage perpétré par « le gourou » qui au final aura dépouillé la famille Védrines de près de 4,5 millions d’euros.

Or, en première instance, le tribunal de grande instance d’Agen a jugé en septembre 2015 qu’au moment de la cession, les Védrines n’étaient pas sains d’esprit, suivant là un arrêt de la cour d’appel qui dans une affaire connexe avait frappé de nullité un contrat d’exclusivité signée avec un agent immobilier, en raison de l’insanité d’esprit des propriétaires du château de Martel. En conséquence, la vente du château opérée en janvier 2008 était jugée également nulle. Dans le même temps, le notaire de Valence-d’Agen, Jean-jacques Boué, qui avait enregistré la vente, était lui condamné à payer 200 000 euros de dommages et intérêts aux époux Védrines et 490 000euros à la SCI toulousaine Yife, le premier acheteur du château, le tribunal jugeant que l’officier ministériel n’avait pas fait son devoir de conseil car il ne pouvait ignorer la situation des Védrines au moment de la vente, en raison notamment de la couverture médiatique de l’affaire.

Bataille du 11 juin

En revanche, le tribunal n’a pas invalidé la deuxième vente, estimant que l’actuel propriétaire du château était de bonne foi. Les conseils des Védrines vont s’employer le 11 juin, dans un débat qui promet d’être complexe sur le plan juridique, à démontrer qu’au moment de la deuxième vente, il y avait matière à douter de l’environnement de la transaction et qu’il faut donc invalider également la deuxième vente, sans laquelle les Védrines auraient probablement déjà reconquis leur château. La bataille du 11 juin dira s’il y a encore des raisons d’espérer.

L’affaire des « Reclus de Monflanquin » : les dates clés

(suite…)

Une secte dissoute en Allemagne pour maltraitances sur enfants s’installe à Toulouse

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Info-Sectes lance une alerte à Toulouse concernant les « 12 tribus » appelée aussi « Tabitha’s Place ». L’organisation s’implante dans la ville rose. Elle ferait du prosélytisme pour attirer des jeunes. La secte a été dissoute en Allemagne en 2013 en raison de maltraitances sur des enfants.

Monique Rich lance une alerte au nom d’info-sectes.
La présidente d’info sectes Midi-Pyrénées s’inquiète du sort des enfants vivant au sein des « 12 tribus », alias « Tabitha’s place », une secte religieuse qui a pignon sur rue à Toulouse. Sa boutique de produits bio est installée au centre ville, dans le quartier Saint-Aubin.

Monique Rich veut alerter les pouvoirs public sur les maltraitances dont pourraient être victimes les enfants au sein de l’organisation. Elle est conforté dans son combat par une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme. Cette dernière vient de donner raison à l’Etat allemand, pour avoir retiré une quarantaine d’enfants maltraités au sein de cette même secte en 2013. Ces faits avaient été dénoncés grâce à des caméras cachés par un journaliste allemand. La cour parle de « Châtiments corporels sur enfants », « traitements inhumains et dégradants ».

En France, en 2001, deux membres de cette secte ont été condamnés en Béarn pour avoir laissé mourir un enfant de 19 mois, faute de soins. Pour les spécialistes de la lutte anti-secte, cette organisation devrait être dissoute comme en Allemagne.

Aujourd’hui Monique Rich lance un ultime appel au pouvoir politique pour qu’il intervienne, car selon elle la secte emploieraient également des méthodes et des discours pour accrocher les jeunes générations. Via sa boutique ou son stand sur le marché.

 

Par CL

Un avocat girondin crée un diplôme pour combattre les sectes

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MANIPULATION MENTALE: L’avocat girondin Me Daniel PICOTIN est à l’origine de la création d’un nouveau diplôme universitaire.

 

« SUD OUEST »: Détecter les manipulations mentales pour mieux les combattre, cela va bientôt s’apprendre ?

Daniel Picotin. C’est une grande satisfaction. À partir du mois de septembre, la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université catholique de Lille proposera un module de 263 heures de formation, à raison de deux jours par mois pendant 15 mois. Intitulé psychopathologie et droit des dérives sectaires, il s’adresse aux professionnels confrontés au problème des sectes, qu’ils évoluent dans le secteur sanitaire et social, dans les milieux éducatifs, dans le monde juridique ou dans la sphère judiciaire.

Que va-t-on leur enseigner ?

La compréhension des processus sectaires, la connaissance de la jurisprudence, les façons d’intervenir. Mais les auditeurs seront aussi sensibilisés à une dimension longtemps laissée de côté : la prise en charge psychologique et juridique des victimes. Les professeurs de psychologie clinique Serge Lesourd et Dominique Reniers, le professeur adjoint de victimologie à l’Université de Washington Ronald Nassintchouk, la psychiatre psychanalyste Monique Lauret seront les principaux intervenants.

Avec vous ! Ce diplôme universitaire, c’est un peu votre enfant ?

Effectivement, je mène ce combat depuis près de vingt ans. Sans fausse modestie, je peux dire que j’ai été pionnier. En fait, je suis parti de rien. Quand j’étais député, entre 1993 et 1997, c’est à l’initiative de Pierre Mazeau, le président de l’Assemblée nationale, que j’ai été amené à m’intéresser aux sectes au moment des suicides collectifs des adeptes de l’Ordre du Temple solaire. Avec d’autres, je me suis battu pour faire évoluer la législation. En 2001, la loi About-Picard, qui a renforcé la répression contre les sectes, a introduit la notion de sujétion psychologique.

Il a fallu du temps pour que les magistrats s’emparent de la loi ?

Il a fallu se battre pendant des années. Ce n’est qu’en 2008 que la jurisprudence a évolué, à la suite d’une décision de la Chambre d’instruction de la cour d’appel de Caen, qui a autorisé des familles des victimes à se constituer partie civile et à saisir la justice. Avant, elles n’en avaient pas le droit.

Ce diplôme est aussi le fruit de votre expérience, que vous avez mise au service des reclus de Monflanquin

Seul, un juriste ne peut rien pour les victimes. J’ai constitué une équipe pluridisciplinaire composée de psychologues, de psychanalystes mais aussi d’un détective. Il faut croiser les regards, s’inspirer de ce qui se pratique ailleurs et s’approprier l’ »exit counseling » (conseil en exfiltration, NDLR). Cette technique, apparue aux États-Unis permet d’exfiltrer les adeptes des sectes et de les sortir de l’emprise. Mais il existe encore des îlots de résistance. Songez que la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Miviludes), qui s’est totalement assoupie, a interdit à son officier de gendarmerie référent d’intervenir dans le cadre de notre diplôme universitaire.

Source: Sud-OUest

Une formation universitaire créée pour apprendre à lutter contre les sectes

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Faut-il un DU, un diplôme universitaire, pour ajouter une pierre à la lutte contre les dérives sectaires et les risques de manipulation mentale ? Daniel Picotin en est convaincu. Cet avocat bordelais est devenu en quinze ans l’un des experts des dérives sectaires en France.

Ce professionnel du droit se fait aujourd’hui le promoteur d’une nouvelle formation universitaire sanctionnée par un diplôme « Psychopathologie et Droit des dérives sectaires » en deux ans de cursus à bac +3. C’est à Lille, et ça commence à la rentrée prochaine. « L’enseignement dispensé de propose d’analyser grâce à plusieurs disciplines les thèmes de la montée et de l’expression du péril sectaire », détaille l’avocat.

Prise en charge médicale et sociale

« Il faut apprendre à connaitre les mécanismes du fonctionnement des processus sectaires, les ressorts psychiques de l’emprise, définir aussi le cadre des interventions possibles pour les actions de prévention et acquérir des compétences pour la prise en charge médicale, psychologique, sociale, juridique des victimes. » La formation sur deux ans n’oublie pas internet, idéal pour le recrutement. Elle est ouverte aux policiers, gendarmes, éducateurs, psychologiques, surveillants de prison, avocats…

Une loi couvre déjà la manipulation mentale, par un délit. Le législateur a ouvert la porte en 2001 par un texte de loi dite « loi About-Picard » qui dessine l’abus de faiblesse. « La loi est là. Soit on l’améliore par la loi elle-même, soit elle est améliorée par la jurisprudence. » Depuis 15 ans, Picotin et les associations alimentent les textes législatifs par l’expérience, et les dossiers judiciaires jugés ou en cours.

Ariège et Lot-et-Garonne

En Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, le droit pénal a par exemple sanctionné les agissements de Robert Le Dinh, « chef spirituel » d’un groupe d’adeptes en Lot-et-Garonne puis en Ariège. Robert Le Dinh, condamné en 2012 en appel à 10 ans de prison pour agression sexuelle sur deux mineures par la cour d’assises de la Haute-Garonne.

Dans la rocambolesque affaire judiciaire dite des « Reclus de Monflanquin », une famille s’est emmurée dans le silence en Lot-et-Garonne puis en Angleterre de 2000 à 2009 avant d’être exfiltrée. Les deux hommes auteurs de cette manipulation mentale ont été condamnés à de la prison ferme en 2013. Dix ans pour le chef d’orchestre de cette manipulation mentale à l’échelle d’un groupe. Le Dinh et les « Reclus », deux affaires attestant que la frontière entre dérive sectaire, escroquerie et violences est mince.

« Le phénomène sectaire explose »

Dans la liste de l’équipe pédagogique, Monique Lauret. Cette psychiatre toulousaine tire le signal d’alarme. « Le phénomène sectaire explose en France(…) Par certains aspects, la radicalisation peut d’ailleurs relever de la manipulation mentale et cette formation vise surtout deux buts, permettre d’identifier les ressorts psychopathologiques et repérer les interventions possibles a posteriori mais aussi dans le domaine de la prévention. »

Il reste que la manipulation mentale  concerne l’individu, rarement un groupe. « Il existe toutefois un schéma général d’intervention », détaille le docteur Lauret. « Une victime développe une pseudo-réalité, et la première étape est une phase de réveil et de retour à son identité. » Le retour sur terre prend du temps. Un des membres de la famille des « Reclus de Monflanquin » expliquait courant 2017 qu’elle ne parvenait pas à gommer les images de cet enfermement, près de dix ans après.

Source : La Dépêche du 16 avril 2018

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Gourou et secte : ils se sont fait endoctriner – Ça commence aujourd’hui

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France 3 – 19/20 du 19 février 2018

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Haute Gironde : ils contestent par le jeûne contre le placement de leurs trois enfants

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Trois membres d’une famille vivant en cohabitation intergénérationnelle à Val-de-Virvée luttent contre le placement provisoire de leurs enfants.

Moins 4 kilos, moins 3 kilos, moins 5 kilos. Tous les jours, trois grévistes de la faim de la commune nouvelle de Val-de-Virvée rendent publique l’évolution de leur perte de poids. Entamé le 15 février dernier, le mouvement entend contester une ordonnance de placement provisoire qui confie la garde des trois enfants de 11 et 9 ans et petits-enfants des grévistes de la faim à leur mère avec un droit de visite médiatisé tous les quinze jours.

Education « exigeante »

Tout est parti d’un signalement de l’école qui a déclenché une enquête pour « des violences sans incapacité de travail sur mineur de 15 ans par ascendant ». La justice a estimé qu’il y avait urgence à agir pour ces « mineurs évoluant au sein d’une communauté aux pratiques religieuses extrêmement contraignantes » et a pris cette mesure de protection. Une décision jugée arbitraire par le père qui s’épanche sur Internet (1).

En cause, des corrections physiques (le plus souvent des tirages de cheveux et d’oreille), des punitions écrites et des règles de vie très strictes, assumées voire revendiquées par le quadragénaire au titre d’une éducation « exigeante ». Il est convoqué ce mardi à la brigade de recherches de Bouliac pour être entendu par les gendarmes sur ces faits allégués. Avec le sentiment que son procès a déjà été fait dans son dos.

Informé comme d’autres habitants par des tracts affichés ces derniers jours sur des vitrines de commerces ou du cabinet médical, le premier édile Armand Mercadier se dit « démuni dans la fonction de maire face à cette situation ». Et « inquiet car une grève de la faim met en jeu la vie des gens ». D’autant que « dans un environnement difficile », le père a choisi de mettre l’affaire sur la place publique. Se défendant paradoxalement d’accusations qui ne sont pas clairement formulées.

Le curieux groupe Girolle

L’homme est en effet persuadé qu’à travers ce conflit familial, c’est le groupe spirituel auquel il appartient, l’association Girolle créée en 1986 par son père psychanalyste, qui est visé. Utilisant le site de Girolle comme tribune, il fait le récit de ses démêlés avec la justice, critiquant au passage juges, gendarmes, maire, éducation nationale, parents d’élèves.

Mais, rapidement, il dévie le propos et le dossier d’assistance éducative passe au second plan. S’estimant attaqué parce qu’il est membre de ce groupe de pensée, il en défend l’organisation et les activités, en appelle à la liberté de conscience, produit des témoignages de soutien qui rappellent que Girolle « n’a jamais fait l’objet d’aucune plainte ni désordre », ni « jamais utilisé le moindre prosélytisme auprès de la population locale ». Il a même lancé une pétition en ligne et un bulletin de suivi quotidien des grévistes de la faim est publié avec les lettres ouvertes.

« Le fonctionnement de ce groupe Girolle pose question depuis une vingtaine d’années aux services de renseignement et aux associations de lutte contre les dérives sectaires », sait Me Daniel Picotin, avocat fondateur de la Société française de recherche et d’analyse de l’emprise mentale (SFRAEM) et conseil de nombreuses victimes. « Il y a des pratiques rituelles, philosophiques et communautaires qui laissent penser qu’il y a une problématique. »

Source : Sud Ouest du 26/02/18

Le Maine Libre – Dossier

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