Affaire Boumedine

Feuille de motivation du procès BOUMEDINE

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Feuille motivation

Retrouvez la feuille de motivation du procès BOUMEDINE

La Manipulation mentale au coeur du procès Boumedine

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Bernard Boumedine a comparu devant la Cour d’Assises de la Gironde du 13 au 17 février dernier pour viols, agressions sexuelles sur mineur et violences, les victimes étant un couple de voisins et leur fille ainsi que sa propre conjointe et fille adoptive.

14 ans pour l’ange déchu

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Bernard Boumedine était accusé de viols et violences sur une partie de son entourage.

Un ange déchu. Et évidemment déçu. Bernard Boumedine, 48 ans, a été condamné hier à quatorze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Gironde qui le jugeait depuis lundi. À sa sortie de prison, il sera également contraint à un suivi socio-judiciaire de cinq ans.

Cet homme qui avait fait croire à son entourage qu’il était investi de pouvoirs divins, qui avait, selon certains protagonistes du dossier, maintenu sa femme et ses voisins sous son emprise mentale, a donc été reconnu coupable de viols et de violences. Des faits qui s’étaient déroulés à l’automne 2009 à Pessac et aux Églisottes où les deux couples avaient déménagé, sur conseil de l’accusé.

Ils buvaient ses paroles Mardi, sa voisine était venue conter à la barre comment son mari et elle était tombés sous la coupe de Bernard Boumedine. Honteuse, consciente du décalage entre sa crédulité d’alors et l’énormité de ce qu’elle raconte aujourd’hui. Le couple avait bu les paroles de celui qui se présentait comme un ange, qui promettait de les aider s’ils suivaient ses préceptes.

Boire de l’eau de mer, jeter ce qui rappelait leur passé, mettre du sel en divers endroits, écouter de la musique indienne, dormir nus, acheter des signes de protection divine, garder en mémoire et réciter des phrases énigmatiques, pseudo-mystiques, s’éloigner des proches, enfants et parents qui les mettaient en garde.

Et surtout supporter remarques et coups destinés à les culpabiliser, à les avilir sous prétexte de leur ouvrir les yeux et le cœur. Jusqu’à cette relation sexuelle à trois particulièrement violente imposée le 23 novembre 2009. Jeudi, l’avocat général Jean-Paul Dupont avait requis 14 ans de réclusion criminelle. Hier, pour la défense, Me Delphine Gali a eu une autre lecture du dossier. Celle de relations sexuelles et de voisinage entre adultes consentants. Lors des soirées qui les réunissaient, « tout le monde buvait. Il est peut-être plus facile de dire qu’on était sous emprise que d’avouer, d’admettre ses faiblesses et défaillances ».

« Dans ce dossier, les faits, les doutes ne vous laisseront pas d’autre choix que l’acquittement », a estimé Me Michelle Bauer, également avocate de la défense. Tout au long de son procès, Bernard Boumedine a nié les faits, se considérant au-dessus de la mêlée, se montrant moralisateur, inversant les rôles. « Peut-être que vous ne l’appréciez pas, il n’est certes pas aimable. Aujourd’hui on ne vous demande pas de l’aimer mais de le juger », a ajouté Me Bauer à l’adresse des jurés.

Les juges ont reconnu l’existence de cette dépendance psychique, de cette manipulation mentale, décortiquée la veille par Me Richard Picotin. Ils ont également déchu Bernard Boumedine de l’autorité parentale sur son fils et sa fille adoptive.

Source : Sud Ouest du 18/02/12

Assises de la Gironde: Bernard Boumedine condamné à 14 ans de réclusion

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Bernard Boumedine, 48 ans, accusé de viols et violences sur sa femme et ses voisins, a été condamné vendredi à 14 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Gironde, qui l’a acquitté cependant du viol de sa fille adoptive.
Il a été condamné à des amendes de 1.000 euros chacun pour Michel et Eve D., ses voisins, les violences qu’il a exercées sur eux pendant plusieurs semaines fin 2009 n’ayant pas entraîné d’incapacité de travailler supérieure à huit jours.
Il devra également observer un suivi socio-judiciaire de cinq ans avec injonction de soins et subira une peine de 3 ans de prison maximum en cas d’inobservation de cette obligation.
A l’énoncé de la peine de réclusion –égale aux réquisitions de l’avocat général–, dont il a écouté les motivations avec le même air d’incrédulité qu’il a eu pendant la plus grande partie du procès, l’accusé n’a pas bronché, tandis que ses victimes se serraient les unes contre les autres.
Une de ses filles a cependant invectivé les victimes. Il l’a arrêtée depuis le box en lui lançant: « La vérité finira par sortir, laisse-les, laisse-les ».

Source : Le Parisien du 17/02/12

14 ans requis contre le gourou

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Le verdict est attendu ce soir dans le procès de Bernard Boumédine. Il nie avoir exercé une emprise sur les victimes.

L’intensité des débats est allée crescendo depuis lundi au procès de Bernard Boumédine, jugé par la cour d’assises de la Gironde pour viols et violences sur une partie de son entourage « sous influence » (lire nos éditions précédentes). L’accusé veut à tout prix et trop convaincre de sa bonne foi, se montre moralisateur, enjolive la vérité, est dans le déni de ses conduites addictives à l’alcool et au sexe.

Pire, il inverse les rôles. Assure que sa femme, ancienne prostituée exigeait d’être battue avant, pendant et après la relation sexuelle. Interprète le moindre geste comme une provocation sexuelle. Affirme que ses voisins sont venus à lui et qu’il n’a exercé aucune emprise sur eux. Leur prête ses fantasmes et défauts.

« Le hold-up des cerveaux »

« Il décidait qui pouvait et devait faire quoi, télécommandait les autres », accuse au contraire Me Pierre-Emmanuel Barois qui épaule Valérie, la femme de l’accusé et sa fille. L’avocat décrit des victimes « ravagées de tristesse et de détresse ».

Me Daniel Picotin insiste quant à lui sur le « hold-up des cerveaux » qu’a réussi l’accusé. Ses clients, les voisins de Bernard Boumedine « ne sont pas masochistes ». Pourtant pendant des mois, ils ont non seulement accepté les remarques et insultes destinées à les culpabiliser et les rabaisser et les coups qui pleuvaient pour des motifs futiles, y compris devant leur fille, mais sont revenus chaque soir voir l’accusé.

Me Daniel Picotin entend décortiquer le mécanisme de l’emprise psychologique de « cet obsédé sexuel sadique et pervers qui tente de transformer l’autre en objet ». Dans son box, Bernard Boumédine soupire, maugrée, secoue la tête.

Mais Me Daniel Picotin en connaît un rayon sur la mécanique des sectes. « Tout y est ! La fausse biographie quand il se prétend ancien agent de la DST. Le pouvoir divin, quand il assure être un ange. Le savoir mystique, quand il invente des phrases obscures qui seront accrochées au mur du salon de ses victimes. La technique du conditionnement quand il impose une musique indienne en boucle, qu’il diabolise les personnes extérieures. C’est a minima un apprenti gourou, un sorcier qui bricole pas si mal puisqu’il a réussi, avec les moyens du bord, à lobotomiser ses voisins ».

Face à ces exemples de « chosification » d’autrui, de rejet de l’autre en faisant régner la peur et ce climat de violences habituelles verbales, psychologiques, sexuelles, physiques, l’avocat général Jean-Paul Dupont requiert 14 ans de réclusion et un suivi sociojudiciaire de dix ans. « Il y a tout lieu de craindre qu’il reste dangereux ».

Source : Sud Ouest du 17/02/12

Assises de Gironde : « un terrorisme physique et psychologique »

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Le procès de Bernard Boumedine se poursuit devant la cour d’assises de la Gironde. Verdict demain

L’intensité des débats est allée crescendo depuis lundi au procès de Bernard Boumedine, accusé de viol et de violences sur une partie de son entourage « sous influence ».

Ce matin, l’expert psychologue a relevé « le récit factuel » et l’accusé, qui veut à tout prix et trop convaincre de sa bonne foi, se montre moralisateur, se présente comme victime, enjolive la vérité, est dans le déni de ses conduites addictives à l’alcool et au sexe et « assouvit ses pulsions sans culpabilité ».

Il a parlé de « perversion morale » plus que de gourou. « Il attire une proie dans sa toile, l’isole, joue avec elle pour la rendre à sa merci sous prétexte de vouloir l’aider ou la sauver » et exercer « un terrorisme physique et psychologique. C’est un processus d’influence mentale ». Un travail psychique qui ne peut s effectuer que sur des gens vulnérables, « des personnes ouvertes à tout ce qui peut les faire aller mieux ou le croire ». Avec pour l’auteur une finalité de profit, « ici de nature sexuelle ».
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Assises de la Gironde : Boumedine, « le plus vulgaire des anges »

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Bernard Boumedine, est accusé de viol et violences « sous influence » sur son entourage. Sa voisine a décrit hier son calvaire psychologique. Verdict vendredi.

Sobre, chancelante, s’accrochant à la barre comme à une bouée, elle s’avance pour témoigner devant la cour d’assises de la Gironde. La quadragénaire accuse Bernard Boumedine, 48 ans, qui comparaît depuis lundi pour viols et violences, de lui avoir imposé une violente relation sexuelle à trois, au terme de plusieurs mois d’assujettissement.

Honteuse, elle avoue n’avoir retrouvé ses esprits que récemment, consciente du décalage entre sa crédulité d’alors et l’énormité de ce qu’elle raconte aujourd’hui. Valérie, la femme de l’accusé était sa coiffeuse à Pessac. Elles ont le même âge, elles ont sympathisé, se racontant leurs histoires de femmes, partageant des bons plans de ménagères.

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Bordeaux : vu comme un gourou, jugé pour viols et violences

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Bernard Boumedine, 48 ans, est jugé pour viols et violences. Sa femme et ses voisins le voyaient comme un gourou qui les a entraînés dans une dépendance mystique.

Ange ou démon ? Lui-même n’a pas tranché. Bernard Boumedine, 48 ans, est jugé depuis hier pour viols et violences devant la cour d’assises de la Gironde. Le 23 novembre, dans leur maison des Eglisottes-et-Chalaures, il aurait imposé à sa femme, Valérie, et à sa voisine une relation sexuelle à trois très violente.

Les enquêteurs avaient, à l’occasion de la plainte, mis au jour un contexte de violences habituelles commises envers sa compagne et ses voisins se disant privés de leur libre arbitre. Ainsi que des agressions sexuelles perpétrées sur les deux filles des deux couples. Le tout sur fond d’alcoolisation massive jouant un rôle désinhibiteur. Des faits que Bernard Boumedine nie farouchement.

La cour est obligée de procéder par étapes et devrait en venir aux faits aujourd’hui. En attendant, juges et jurés ont cherché à en savoir davantage sur l’accusé.

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Bordeaux : le faux agent de la DST devant la cour d’assises

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Bernard Boumedine est accusé de viols et violences sur sa femme et ses voisins, qu’il aurait maintenus sous son emprise pendant plusieurs mois.

Bernard Boumedine comparaîtra aujourd’hui jusqu’à vendredi devant la cour d’assises de la Gironde, où il devra répondre de viols à l’encontre de sa femme, sa voisine et sa fille, d’agressions sexuelles sur mineurs et de violences sur sa conjointe, sa fille adoptive, le couple de voisins et leur fille.

L’ancien employé de la mairie de Talence (Gironde), licencié à la suite d’exhibitions sexuelles, n’avait pas hésité à s’inventer une biographie vis-à-vis de ses victimes présumées, laissant entendre notamment qu’il était un ancien agent de la DST en mission d’infiltration. « Il a agi en véritable gourou en coupant les victimes de leur environnement habituel pour exercer une véritable emprise mentale sur l’ensemble des parties civiles » résume me Daniel Picotin, l’avocat du couple de voisins. L’accusé n’aurait pas hésité, pour asseoir son emprise, à se présenter comme un « ange » susceptible d’enlever le mal en frappant les personnes pour en faire sortir le diable.

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Procès Boumedine: une peine de 14 ans de réclusion criminelle requise

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Une peine de quatorze ans de réclusion criminelle a été requise jeudi devant la cour d’assises de la Gironde à l’encontre de Bernard Boumedine, accusé de viols et violences sur son ex-femme, sa fille et leurs voisins tombés sous son emprise mentale.
Dans son réquisitoire, l’avocat général, Jean-Paul Dupont, a estimé que les victimes étaient « sous l’emprise morale et mentale » de cet homme de 48 ans qui « faisait régner la peur dans son entourage ».

M. Dupont a demandé à la cour d’assortir la réclusion criminelle d’un suivi socio-judiciaire et d’une injonction de soins d’une dizaine d’années, estimant que « les conditions sont réunies pour que les faits reprochés se reproduisent ». Pour lui, c’est d’autant plus nécessaire que tout au long du procès, l’accusé a « nié sa culpabilité et la matérialité des faits ».
Pour sa part, Me Daniel Picotin, avocat des voisins Michel et Eve D. et de leur fille, âgée de 12 ans au moment des faits, a comparé l’accusé à un « apprenti gourou » qui a mis « sous sa coupe » ceux qui sont « sur le banc » des parties civiles alors qu’il a « rejeté ceux qui n’ont pas adhéré ».
« A défaut d’être un véritable gourou, vous avez quand même réussi à anesthésier et lobotomiser mes clients et à pratiquer une sorte de hold-up de leur cerveau », a asséné Me Picotin, également spécialiste des questions de sectes et d’emprise, à M. Boumedine dont il a démonté le mécanisme d' »emprise mentale » sur ses victimes.
Pour lui, « ce qui est inquiétant dans la personnalité de M. Boumedine c’est qu’il jouit de manière perverse de la peur de l’autre et, avoir ainsi un surcroît de jouissance, c’est du sadisme pur traumatisant pour les victimes ».
Pierre Emmanuel Barois, l’avocat de Valérie, l’ex-femme de l’accusé et de sa fille, X., âgée de 6 ans au moment des faits, a affirmé que l’accusé « décidait de qui pouvait faire quoi, il téléguidait chacune » de ses victimes et « avait réussi à être le mâle tout puissant ».
M. Boumedine avait été arrêté en novembre 2009 alors que sa femme Valérie venait de raconter à la police comment elle-même et Eve D. ont été contraintes à avoir des relations sexuelles ensemble, puis avec l’accusé, quelques heures auparavant.
Le verdict est attendu vendredi.

Source : Le Parisien du 16/02/12

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